Élise et moi avons traversé le parking jusqu’à la réception de l’hôtel, en traînant nos valises derrière nous. Nous étions inscrits à une formation obligatoire de deux semaines, imposée par l’entreprise pour se mettre en conformité avec une nouvelle directive sur la sécurité informatique. On n’avait pas spécialement hâte, le sujet était chiant, à peine lié à nos postes, et en plus on était loin de chez nous. Le seul bon côté, c’est qu’on était dans le Morbihan, pas loin de la côte, en plein épisode de chaleur estivale, et que l’hôtel était un bon hôtel, avec un restaurant correct, le tout payé, et une piscine. C’était au-dessus de notre budget habituellement autorisé parce que l’organisation tardive de la formation avait fait qu’il n’y avait plus rien de disponible dans le coin.
J’aimais bien Élise parce qu’elle était compétente, organisée, et qu’elle avait du répondant. Et aussi parce que c’était une amie de boulot, le genre de personne avec qui on s’entend vraiment bien et qu’on considère comme une amie, sans forcément se voir en dehors des sorties entre collègues. Pleine de vie, naturellement sociable, sûre d’elle et directe, elle avait la quarantaine quand moi j’approchais de la fin de la cinquantaine. Elle était attirante, sportive, bien faite. Elle avait de longs cheveux châtain foncé, un sourire facile et un regard bleu très franc. J’avais toujours eu un petit crush sur elle, plus tendre que lourd, même si, oui, je ne faisais pas complètement abstraction de son corps.
La réceptionniste a pris mon nom et s’est mise à taper sur son clavier.
« Toute cette semaine et la suivante, chambre twin pour deux avec dîner et petit-déjeuner ?
- Euh, non, ai-je répondu, pour une personne, et il y a une autre réservation au nom de ma collègue. »
Elle a regardé Élise. « Ah, pardon, je peux avoir votre nom, s’il vous plaît ? » Élise le lui a donné, elle a retapé, puis elle a froncé les sourcils, retapé encore un peu, et a fini par secouer lentement la tête.
« Non, je suis désolée, je n’ai pas de réservation séparée à ce nom. Par contre, c’est bien ce nom-là que j’ai comme deuxième personne dans la chambre réservée. Vous aviez bien réservé deux chambres ? »
Élise et moi avons sorti nos téléphones, retrouvé les mails de réservation que chacun avait reçus, et les avons montrés à la réceptionniste.
« C’est bizarre, ils ont la même référence. » Elle nous a montré. « Vous pouvez patienter ? Je vais vérifier avec ma responsable. »
Elle est entrée dans le bureau derrière le comptoir, et j’ai regardé Élise, qui m’a regardé en retour, je crois avec la même expression légèrement perplexe.
« On va peut-être devoir prendre une autre chambre nous-mêmes et se faire rembourser après, a-t-elle dit. Il est comment, ton compte en banque ?
- J’ai ri. »
On entendait une conversation dans le bureau, puis d’autres claquements de clavier. Au bout de deux minutes environ, une chaise a raclé le sol, et une deuxième femme est sortie, suivie de la réceptionniste.
« Je suis vraiment désolée, il y a eu une erreur au moment de la prise des réservations. C’est de notre faute. On vous a mis dans la même chambre. Et pire, on n’a aucune autre chambre, on est complet jusqu’au mois prochain. Est-ce que ça vous irait si je commençais à appeler d’autres hôtels ? »
« Oui, j’imagine, ai-je répondu, mais ça va être un vrai bazar pour les trajets tous les jours, et les soirées. Vous pouvez demander s’ils ont deux chambres ? Vous voyez… »
La responsable m’a coupé. « Oui, bien sûr, vous voudriez rester au même endroit, et c’est notre erreur. Je vais faire ça. Euh… Vous voulez attendre au restaurant avec un thé et une part de gâteau, offerts par l’hôtel, pendant que je règle ça ? »
On a accepté, et la réceptionniste nous a installés à une table, puis elle est partie côté cuisine pour organiser les boissons. On était franchement contrariés, avec la crainte de perdre les rares aspects sympathiques de ce séjour imposé. Une vingtaine de minutes plus tard, la responsable est revenue, l’air tendu.
« On a essayé tous les hôtels corrects à des kilomètres à la ronde, et j’ai bien peur qu’il n’y ait absolument rien, a-t-elle annoncé d’une voix plate. C’est la période et la météo. Je ne sais pas quoi vous proposer. Je suis vraiment désolée. »
J’ai regardé Élise. « On ferait mieux de garder la chambre, et peut-être qu’un truc se libérera. Je peux dormir dans ma voiture. Ou est-ce que vous pourriez me trouver un coin où dormir ? Une réserve ou je ne sais quoi, avec un matelas… »
Élise m’a interrompu. « Tu ne peux pas faire ça ! Ce serait horrible, pour… »
La responsable a repris : « De toute façon, on ne pourrait pas : non, ça ne respecterait pas nos normes de sécurité. Pas d’alarme incendie, et plein d’autres raisons. »
« OK… » ai-je dit, puis je me suis arrêté, à court d’idées, et il y a eu un blanc, pendant lequel on s’est regardés bêtement.
« Bon… et si on partageait juste la chambre ? » a proposé Élise.
Je l’ai regardée en faisant une grimace. « Ce ne serait pas correct. On n’aurait aucune intimité. Les RH n’approuveraient jamais ! J’empiéterais sur ton espace, ce serait inévitable. »
Élise a penché la tête. « Attends, ça, c’est à moi de m’en inquiéter. Je veux dire, ce sera peut-être un peu gênant, mais on peut faire attention, ça peut marcher. Et puis, j’empiéterai sur ton espace aussi, ce n’est pas que toi, hein ! »
« Je crois que je te ferais confiance, Élise ! » ai-je répondu, ironique.
« Eh bien moi aussi, je te ferais confiance. » Elle a souri. « C’est exactement ça. » Ça semblait régler la question.
La responsable a esquissé un sourire crispé. « Euh… d’accord. Mais on vous donne la priorité sur toute chambre qui se libérerait, et on continue d’appeler d’autres hôtels. Et on peut vous offrir les dîners en guise d’excuse.
- Ah, c’est super, ai-je dit, mais de toute façon c’est sur notes de frais !
- Oh… alors vos boissons, plutôt ? C’est pris en charge dans vos frais, les boissons ? On peut les offrir, tant que vous ne nous mettez pas sur la paille tous les soirs.
- Ça me va ! » s’est exclamée Élise. Et l’affaire a été conclue.
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La chambre était grande et aérée, avec deux lits doubles et des équipements qui faisaient haut de gamme. Les fenêtres descendaient presque jusqu’au sol et donnaient sur une pelouse bien entretenue et des arbres à l’arrière de l’hôtel.
Élise a posé son sac sur le lit près de la fenêtre. « Ça va si je prends celui-là ?
- Oui, bien sûr », ai-je dit, en posant le mien à côté de l’autre lit.
Élise a ouvert une fenêtre, et j’ai passé la tête dans l’encadrement de la porte de la salle de bains. « Waouh, c’est franchement canon ! » ai-je lancé. Élise a trottiné jusqu’à moi et a regardé à l’intérieur avec moi. Robinetterie chromée, éclairage autour du miroir, douche à l’italienne avec une large pomme au-dessus et de gros panneaux en verre, et une baignoire ovale profonde.
« La classe ! Ils n’ont pas regardé à la dépense ! » a dit Élise, impressionnée.
On a défait nos affaires, en riant quand on est arrivés au placard au même moment avec des vêtements à suspendre. C’était étrange de m’occuper de mes trucs personnels avec quelqu’un d’autre dans la pièce, et de voir Élise faire pareil avec les siens. Par hasard, j’ai levé les yeux et je l’ai vue sortir deux soutiens-gorge de son sac. Mon souffle s’est bloqué dans ma gorge quand une image s’est imposée toute seule dans ma tête, Élise en soutien-gorge. Je me suis détourné juste avant qu’elle ne lève les yeux, puis j’ai regardé de nouveau. Nos regards se sont croisés, et Élise a rougi en rangeant les soutiens-gorge dans un tiroir.
Même si l’idée de petits frissons supplémentaires me plaisait, j’étais sincèrement inquiet pour la dignité d’Élise et pour notre amitié. « Ça va aller, ici ? Je veux dire, là, c’était déjà délicat, et tu faisais juste passer des sous-vêtements d’un sac à un tiroir. Imagine les matins. »
Élise s’est tournée vers moi, sérieuse. « Ça ira. Ça m’a juste prise par surprise. Il va falloir s’habituer à des trucs comme ça… moi, surtout. On est à un autre niveau, là, non ? Je veux dire, d’habitude tu ne me verrais pas avec une poignée de soutiens-gorge, mais on va être dans l’espace de l’autre, comme tu disais. »
« J’ai peur de… voir un truc… te regarder… dépasser la limite sans le vouloir, ai-je répondu. Et de tout foutre en l’air. On s’entend bien…
- Olivier, ça ira. Ce sera un peu plus… personnel… Mais je ne pense pas que tu vas en profiter. Je ne partagerais pas une chambre avec la plupart des gens avec qui on bosse. » Elle a frissonné. « Beurk, imagine, Stéphane Roux !
- Putain ! » J’ai porté une main à ma poitrine, en jouant l’horreur. « Je n’aurais même pas envie d’être dans la chambre d’à côté.
Élise a ri. « Et puis, ça peut être l’inverse. Je pourrais voir ton slip !
- Jamais ! Tu ferais une crise.
- On a ri tous les deux, puis on s’est remis à déballer nos affaires. »
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On a mangé un bon dîner, puis on s’est installés sur la terrasse avec le reste de la bouteille de blanc que l’hôtel avait offerte, en parlant boulot, collègues, politique et de tout et n’importe quoi. Vers 22 h 30, on est remontés tranquillement à la chambre pour se coucher. Il faisait encore chaud dedans, et Élise a ouvert une fenêtre un peu plus grand, en laissant un petit jour dans les rideaux quand elle les a refermés.
« On fait comment ? a-t-elle demandé. Je peux aller dans la salle de bains en première ?
- Oui, pas de souci », ai-je accepté, en m’asseyant sur mon lit pour attendre.
J’ai mis une alarme sur mon téléphone pour le matin, et j’ai fait défiler l’écran quelques minutes, en entendant les bruits étouffés du robinet par-dessus le ronron discret de la ventilation. Au bout de quelques minutes, la lumière s’est éteinte d’un clic et la porte s’est ouverte, et Élise est revenue dans la chambre. Mais une version d’Élise que je n’aurais jamais imaginé voir, même après les dernières heures. Elle ne portait qu’une culotte blanche toute simple et un débardeur vert pâle très ajusté, à fines bretelles, qui couvrait son nombril mais laissait une bande de peau nue entre la taille et les hanches. Elle tenait son jean et sa chemise pliés sous un bras, et la bretelle de son soutien-gorge pendait en dessous. Elle avait détaché ses longs cheveux châtain foncé, qui tombaient sur ses épaules.
Elle était magnifique, et j’étais scotché. Je savais qu’elle avait un beau corps, mais je ne m’attendais pas à en voir autant. Ses cuisses toniques, la culotte qui épousait ses hanches et l’entrejambe, la courbe creusée de sa peau claire des hanches à la taille, et ses seins pressés contre la matière fine, laissant deviner leur rondeur souple, et la forme de ses tétons, légèrement visibles sous le tissu.
En une seconde, sa beauté et sa sensualité m’ont allumé. Ce n’était pas de la luxure, plutôt une appréciation fébrile de sa silhouette. Je la trouvais déjà belle, mais là… Voir son corps, sa forme, sa peau, la présence de ses seins et de ses tétons, la courbe lisse de son sexe sous sa culotte, la rendait plus réelle, plus vivante, presque lumineuse, et sexuelle.
« Ah… c’est un peu trop, là ? » Élise a souri, gênée, et j’ai réalisé que je la fixais, la bouche ouverte. Elle a continué de marcher vers son lit. « Je me suis dit que tu me verrais comme ça à un moment ou à un autre, alors autant y aller franco. » Elle a laissé tomber ses vêtements par terre et s’est tournée vers moi. Vaillamment, j’ai gardé les yeux dans les siens. « Voilà comment je vais dormir, a-t-elle annoncé d’un ton pratique, donc tu risques de me voir comme ça assez souvent dans la chambre. Ça te va, ou tu préfères que je me couvre plus ? »
J’ai compris qu’il fallait que je mette un peu d’ordre dans mes pensées en vrac pour en sortir des mots à peu près intelligibles, et j’ai réussi à produire quelque chose de cohérent. « Pardon, oui… Je ne m’y attendais pas, comme tu dis, on n’est pas au même niveau. Désolé si je dévisageais. Je vais essayer de ne pas le faire. C’est juste la surprise. »
« Je te pardonne, » a-t-elle souri. « Tu vas dans la salle de bains ? »
En me brossant les dents, j’ai réfléchi à mes propres options pour la nuit. Je dormais normalement à poil, donc je n’avais pas de pyjama, mais c’était évidemment hors de question. En caleçon, alors. Mais est-ce que je me déshabillais ici et je sortais comme elle, ou est-ce que je le faisais assis sur mon lit, le dos tourné, au cas où elle n’ait pas envie de voir un quinqua se pavaner en sous-vêtements ? Je ne voulais pas pousser, mais au vu de nos conversations, j’avais tendance à penser que la première option lui irait. Ça ferait partie de notre nouvelle normalité.
Je me suis déshabillé et j’ai observé mon reflet dans le miroir bien éclairé. Il était chauffant, pour ne pas s’embuer quand l’eau chaude se mettrait à couler. On n’avait pas ça dans les hôtels Première Classe. J’étais en bonne forme physique, je mangeais correctement, je courais deux fois par semaine, et je faisais du yoga. Je faisais un mètre quatre-vingt-trois, avec un IMC correct, une taille encore un peu marquée, un ventre plat, des cuisses et des bras musclés. Mon torse n’était pas aussi dessiné que je l’aurais voulu, mais pour mon âge, ça allait.
J’ai pris une grande inspiration et je suis ressorti dans la chambre en tenant mes vêtements, comme Élise. Elle était assise sur son lit, de l’autre côté de la pièce, jambes nues allongées devant elle, et j’ai guetté sa réaction quand elle a levé les yeux. Elle a été positive : elle a eu un grand sourire, et son regard a filé vite fait vers le bas avant de remonter à mon visage. « Si tu peux pas les battre, joins-toi à eux, hein ? »
Je lui ai rendu son sourire, et j’ai reproduit ce qu’elle avait fait plus tôt en laissant tomber mes fringues au sol, puis je suis resté face à elle, au pied des deux lits. Je montrais mon corps, consciemment, mais de manière décontractée, sans lui mettre la pression. N’empêche, j’avais conscience de la forme de ma bite sous mon caleçon. J’ai écarté les bras sur les côtés. « C’est OK comme ça ? »
Élise m’a encore regardé de haut en bas. « Ouais, ça va, » a-t-elle dit en souriant. C’était peut-être mon imagination, mais j’avais l’impression qu’elle aimait bien me voir déshabillé. Elle m’avait clairement inspecté deux ou trois fois, là où elle aurait pu détourner les yeux si ça la mettait mal à l’aise.
Je suis allé m’asseoir sur mon lit, jambes allongées, comme Élise. « Bon, je suppose qu’on est quittes, ai-je dit. Moi, ça me paraît logique. C’est pratique qu’on soit en sous-vêtements. Moi, ça me va, et j’imagine que toi aussi… ? » Ma phrase s’est perdue pendant que je la regardais.
« Ouais, en fait, ça va. Je pense pas que tu vas continuer à me reluquer comme quand je suis sortie de la salle de bains, » m’a-t-elle taquiné. J’ai levé les mains, en signe d’excuse, et j’ai baissé les yeux, gêné. « Mais ça va, hein. Je pense que c’est OK de regarder un peu, c’est naturel. Je t’ai regardé tout à l’heure. »
« J’ai remarqué, » ai-je dit, appuyé mais pas sérieux, et c’était au tour d’Élise d’avoir l’air embarrassée. Au bout d’un moment, j’ai ajouté : « Mais ça ne me dérange pas, hein… que tu me regardes. Comme tu dis, c’est naturel. »
« Je suppose qu’on est tous les deux en forme, donc c’est pas désagréable pour l’autre, » a proposé Élise. « Ou même, c’est plus que ça, non ? C’est agréable de voir le corps de quelqu’un quand il est beau. »
« Ouais, » j’ai acquiescé. « Et avoir un peu confiance en son propre corps, ça aide à être à l’aise avec celui de l’autre… enfin, être à l’aise avec mon corps, ça me rend plus facile d’admirer le tien, parce que c’est réciproque. Ça a du sens ? J’ai le droit de dire ça ? »
« Oui, a répondu Élise, je crois que c’est exactement ce que je pense aussi. » Elle m’a regardé, je l’ai regardée, on a souri, et on a gardé le contact visuel quelques secondes, avant que mes yeux ne dérivent vers sa poitrine, puis son ventre, jusqu’à ses cuisses. Quand j’ai relevé les yeux, elle souriait encore, et elle m’a rendu la politesse en faisant glisser son regard sur mon corps exposé. La voir me regarder, c’était excitant.
« On ferait mieux de dormir, » a-t-elle dit, raisonnable, et on s’est installés pour la nuit. J’avais l’esprit en ébullition, et j’ai réalisé que mon appréciation fiévreuse de tout à l’heure était désormais complétée par un désir sexuel très simple. En rejouant les scènes dans ma tête, en essayant de fixer les images de la silhouette d’Élise, de ses seins, de ses tétons, du mont sous sa culotte, ma queue a durci. La chambre n’était pas complètement sombre, le rideau étant entrouvert, et j’ai regardé de l’autre côté, là où elle était allongée, tournée dos à moi, la couverture remontée seulement jusqu’à la taille. J’ai baissé la main et j’ai caressé doucement ma bite, mais je ne pouvais pas me branler : déjà, ça aurait été évident pour Élise, et puis je n’avais pas l’impression que ce soit la bonne réaction. La situation dans laquelle on était reposait sur une grande confiance et un respect mutuel, et se faire une petite branlette en douce n’en faisait pas partie. Je n’ai pas dormi pendant un bon moment, quand même.
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J’ai tâtonné pour attraper mon téléphone et j’ai glissé le doigt pour couper l’alarme. Sept heures. La lumière du jour entrait à flots par l’ouverture du rideau, grand soleil. L’air était heureusement plus frais. Des oiseaux chantaient dehors, un merle défendant son territoire contre un rival. Élise s’est redressée en même temps que moi, et on a posé les pieds par terre presque à l’unisson.
« Bonjour ! » a-t-elle souri, d’un ton enjoué.
« Bonjour. T’as bien dormi ? » ai-je demandé. J’ai détaillé ses cuisses sans la fixer franchement, je me suis levé et je suis allé jusqu’au long bureau pour allumer la bouilloire. Mon corps presque nu avait traversé son champ de vision sans que j’en fasse toute une histoire, et je ne savais pas comment elle l’avait pris.
« Oui, ça va. Il faisait chaud, quand même, non ? » J’ai approuvé. « Ça s’est rafraîchi qu’au matin. »
J’ai remarqué l’effet de la fraîcheur sur ses tétons, qui pointaient fièrement sous son débardeur fin ; on distinguait même le contour de ses aréoles. Mon regard n’a traîné qu’une seconde, mais Élise l’a forcément vu et a baissé les yeux.
« Oh ! » s’est-elle exclamée doucement, en levant les mains pour couvrir sa poitrine, puis elle a relevé les yeux vers moi en retenant un sourire. « Oups ! Il fait un peu plus frais, hein ?! »
J’ai ri et je me suis tourné vers les mugs et les sachets de thé. « Une tasse de thé ? »
« Oh, oui, s’il te plaît ! » Il y avait même un mini-frigo et du lait frais. « Ça te va si je vais dans la salle de bains en premier… encore ? »
« Oui, pas de souci. Vas-y tout de suite, ton thé sera prêt quand tu ressortiras. »
Elle s’est levée, bras le long du corps, et elle est passée devant moi pour aller à la salle de bains. Arrivée là, elle s’est retournée vers moi. Je voyais de nouveau ses tétons, mais soit elle avait oublié, soit elle s’en fichait. Son visage était sérieux. « Ou alors, tu pourrais me l’apporter. »
J’en suis resté bouche bée.
« Ah ah ! Tu rêves ! » a-t-elle éclaté de rire, et j’ai repris contenance en levant les yeux au ciel.
« Petite salope ! » ai-je souri, et elle a refermé la porte derrière elle.
En attendant mon tour pour la salle de bains, et en posant mes vêtements sur le lit, j’ai repensé à sa blague et à ce qu’elle pouvait vouloir dire. Elle avait clairement compris que j’aimais la voir, je le lui avais presque dit la veille, et elle avait assez confiance pour plaisanter là-dessus, sans se cacher. Mais j’ai aussi pensé qu’il y avait peut-être un message : que je n’étais pas censé en voir beaucoup plus, que ça s’arrêterait là. Ou bien j’interprétais trop ? Et l’hôtel pouvait nous trouver une deuxième chambre à n’importe quel moment. N’empêche, pas mal quand même, me suis-je dit. Putain, les tétons d’Élise !
Elle est sortie enveloppée dans une serviette, les cheveux mouillés tombant sur ses épaules nues, son débardeur et sa culotte à la main. Je suis entré dans la salle de bains et j’ai fermé la porte, regardant autour de moi en imaginant Élise se doucher il y a à peine quelques minutes, juste là. Je me suis brossé les dents, je me suis rasé, j’ai pris une douche, je me suis enroulé dans ma propre serviette, et j’ai ouvert la porte.
Élise était debout, dos à moi, en train de se sécher les cheveux, face à la fenêtre ouverte qui donnait sur le jardin, en culotte mais sans rien d’autre. Elle ne m’avait pas entendu à cause du sèche-cheveux. De cet angle, sa silhouette était superbe, et la peau de son long dos était lisse. On apercevait à peine le côté de son sein droit quand elle bougeait les bras. J’ai vu tout ça en quelques secondes, avant d’agir comme je savais que je devais le faire : j’ai appelé son prénom assez fort tout en me tournant complètement pour regarder la porte du couloir. J’aurais pu la regarder, attendre qu’elle finisse et se retourne, voir ses seins un instant avant qu’elle se couvre, et j’aurais peut-être même pu faire passer ça pour accidentel. L’idée m’a traversé l’esprit, très vite. Mais je ne voulais pas. Élise était une amie, je la respectais, et surtout elle me faisait confiance, énormément, dans la manière dont on partageait cette chambre.
Le sèche-cheveux s’est arrêté et a claqué sur le bureau. « Oh mon Dieu ! » a lâché Élise, puis quelques secondes après : « Tu peux te retourner maintenant. »
Je l’ai fait, et je l’ai revue de dos, en train d’attraper son soutien-gorge pour l’attacher. Elle s’est tournée vers moi. « J’ai juste oublié où j’étais ! »
« J’avais deviné, » ai-je répondu.
« Je n’essayais pas de te faire un show… Merci de t’être retourné, » a-t-elle ajouté.
« C’est rien, » ai-je souri. « Je ne cherche pas un frisson à deux balles. C’est un arrangement délicat, tu me fais confiance. »
« Eh bien, tu as réussi le test de confiance, merci, » m’a-t-elle répondu avec un sourire.
Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai vraiment intégré qu’elle se tenait devant moi en simple culotte blanche et soutien-gorge. Le soutien-gorge lui allait parfaitement, et il était légèrement en dentelle sur le haut des bonnets. Encore une fois, elle était magnifique, et c’était impossible de résister à l’envie de la regarder très brièvement de haut en bas. Elle a dû voir mes yeux bouger, mais elle n’a pas réagi, et ce n’est qu’après avoir retrouvé son regard qu’on a repris nos préparatifs. Je me suis assis sur mon lit, tourné de l’autre côté, pour enfiler mon pantalon. J’ai été nu une seconde quand j’ai défait la serviette, mais depuis l’angle d’Élise, ça ne montrait qu’un tout petit bout de fesse, si tant est qu’elle regardait.
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Nous avons pris le petit-déjeuner, puis nous avons fait les vingt minutes de route jusqu’au centre de formation. Pendant le trajet, je me suis dit que c’était le bon moment pour faire le point sur notre arrangement.
« Bon, ai-je commencé. Bilan. Comment ça se passe, cette histoire de chambre partagée ? »
Élise a réfléchi quelques secondes avant de répondre. « Je crois que ça marche. Deux ou trois moments un peu limites de mon côté, mais sans conséquence. Et toi, tu as été très correct ! »
« Ah, ai-je répondu, ta confiance est plus importante qu’un frisson. » Nous sommes restés silencieux une minute.
« C’était bien de trouver nos marques ensemble », a-t-elle remarqué.
« Ouais », ai-je approuvé.
« On s’est écoutés… Enfin, pas seulement les mots, on a capté ce que l’autre ressentait. »
« Oui, ça, c’était bien », ai-je répondu en fixant la route à travers le pare-brise. « Et pour le côté “tenue optionnelle” ? On se voit quand même pas mal. J’ai failli en prendre plein les yeux ce matin… D’autres accidents sont possibles, probablement, pour l’un comme pour l’autre. Je sais que tu es plutôt affirmée et que tu maîtrises ta vie, mais je n’ai pas envie de me dire qu’il y a… de la pression… ou juste un élan qui nous pousse à faire comme si on était détendus alors qu’en fait, non. »
Élise a tourné la tête vers moi. « Non, franchement, je suis plutôt détendue avec ça. Enfin, au fond, c’est juste ce qu’on porterait à la plage ou à la piscine. Tant que je me rappelle où je suis et que je ne montre pas mes seins ! » On a ri. « Et puis même si ça arrive, comme tu dis, ce n’est pas une catastrophe. » Elle a marqué une pause. « Et toi, tu le vis comment ? Te balader en caleçon… »
J’ai penché la tête sur le côté. « Bien. Ça ne me dérange pas… Non, pour être honnête, j’aime bien. Je ne suis pas timide, je m’en fiche d’être vu, et ça fait du bien que tu aies l’air de t’en foutre de me voir… comme ça. Et ça fait vraiment du bien que tu ne sembles pas gênée par le fait que je te voie, toi, te balader en petite tenue. C’est… » J’ai cherché les mots. « Ce n’est pas juste le truc évident, le fait de te voir en lingerie. C’est le fait que tu l’acceptes. La confiance, le naturel avec lequel tu le fais, ça me fait un bien fou. L’intimité. Je suis flatté. »
« Aaah, c’est adorable ! » a roucoulé Élise avec un sourire. « Tu n’as pas besoin d’être flatté, je ressens pareil. Tu es pas mal, mais ce n’est pas ça… Non, tu es mieux que pas mal, tu es très bien. Mais c’est le plaisir de partager ça, tous les deux en sous-vêtements, un peu vulnérables, à essayer de voir ce qui est OK… »
On entrait sur le parking du centre de formation.
« Journée passionnante en perspective ! » a lancé Élise, avec une ironie appuyée. Elle n’avait pas tort d’être ironique.
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« Beurk, j’ai besoin de me défouler ! » s’est exclamée Élise quand nous sommes repartis en fin d’après-midi, vitres ouvertes, en enchaînant les virages pour faire circuler un peu d’air dans la voiture étouffante. « Remettre un peu de vie dans la carcasse. »
« Moi aussi », ai-je répondu.
« Parfait ! Piscine ou course ? »
« Je choisis toujours la course. Même s’il fait chaud. Piscine le lendemain, puis course encore. »
« Un homme avec un plan ! OK, course alors. Ça te va si on commence ensemble ? Je suis sûre que tu vas me semer au bout d’un moment. »
« Ne me surestime pas. Toi, tu as l’avantage de la jeunesse. »
« Tout est relatif. »
On s’est arrêtés à la réception de l’hôtel pour demander s’il y avait une chambre de plus, mais il n’y en avait pas. Ils avaient même revérifié. C’était étrange de remonter vers notre chambre. Je n’étais pas déçu, mais je ne savais pas ce qu’Élise en pensait et je me méfiais de moi-même, je ne voulais pas le dire trop vite. Elle a parlé la première.
« Ça me paraît moins horrible qu’hier. »
« Non, ça n’a pas l’air horrible du tout, en fait », ai-je tenté.
« Parce que tu vas me revoir en soutien-gorge ! » m’a taquiné Élise.
« Oui, tu m’as démasqué. Et je guetterai ces tétons qui pointent », ai-je plaisanté.
« Il faudra attendre le matin, quand il fera plus frais », a-t-elle répliqué, moqueuse.
Élise s’est changée dans la salle de bains pendant que je faisais pareil dans la chambre. On n’avait jamais couru ensemble, donc aucun de nous ne connaissait vraiment le rythme de l’autre. On s’est mis d’accord pour y aller tranquillement à cause de la chaleur, et on a trottiné sur des petites routes et quelques chemins, en attirant les regards de vaches curieuses planquées à l’ombre quand on passait. On a fait quelques kilomètres, assez lentement pour papoter tout du long sur le paysage, sur la formation et sur les gens rencontrés.
Malgré tout, on était trempés quand on est rentrés dans la chambre. J’ai vite retiré mes baskets et mes chaussettes pendant qu’Élise allait chercher de l’eau, puis elle a fait pareil pendant que je buvais. Je suis ressorti de la salle de bains et j’ai tiré mon T-shirt par-dessus ma tête. Le soleil de début de soirée entrait à flots par les fenêtres, et les rideaux pendaient, mous, dans l’air immobile. Élise a levé les yeux depuis le sol où elle était assise, et elle a fait glisser son regard le long de mon torse luisant de sueur, puis sur mon ventre. Elle a attrapé l’ourlet de son haut en lycra et l’a remonté, puis l’a retiré. Elle portait une brassière de sport dessous, et, à mon tour, j’ai admiré son buste brillant quand je me suis assis en face.
« Ce n’est pas juste, toi tu peux être torse nu pendant que moi je suis coincée là-dedans », s’est-elle plainte en tirant sur sa brassière.
« Eh bien… » ai-je commencé, puis je me suis interrompu en souriant en voyant qu’elle m’avait devancé, elle aussi en train de sourire, secouant la tête.
« Je pourrais, a-t-elle dit simplement, malgré ce qu’elle venait de dire. Je me disais que, franchement, tout ça ne me dérange pas, la peau et les regards, te voir comme ça, et toi qui me regardes… Quand est-ce que j’ai l’occasion de mater correctement le corps d’un homme qui me plaît ? Jamais. » Pendant qu’elle parlait, ses yeux bleus allaient des miens à mon torse, puis à mes jambes, allongées sans façon devant moi tandis que j’étais adossé au mur.
Je l’ai laissée regarder, en profitant de son admiration. « Bon, au moins tu ne pourras plus te plaindre de ça », ai-je souri. Élise a levé les yeux et m’a rendu mon sourire, puis elle a repris son examen : mon haut du corps, mes épaules, puis plus bas, à travers mon short jusqu’à mes cuisses. C’était étonnant d’être aussi clairement un objet, même avec mon accord, et de sentir ses yeux se promener sur moi avec autant de liberté.
« Waouh, merci », a-t-elle dit. Elle ne montrait aucun signe de vouloir enlever sa brassière, et je n’allais pas insister. J’aurais pu le suggérer doucement, et je ne crois pas que ça aurait été déplacé, mais mon instinct me disait d’attendre.
Après qu’on se soit remis, qu’on ait bu encore de l’eau et traîné un moment en regardant nos téléphones, Élise a été la première à aller se doucher et, comme la veille, elle en est sortie en serviette. Je suis entré à mon tour, je me suis douché vite, j’ai mis ma serviette et j’ai frappé à la porte en demandant : « Tu es présentable ? »
Il y a eu une exclamation, puis Élise a répondu : « Oui, c’est bon », et je suis sorti. Elle se tenait entre nos lits, face à moi, avec seulement une culotte, une main sur chaque sein, légèrement penchée en avant, un sourire surpris aux lèvres. « Tu as été rapide ! »
Pour la deuxième fois de la journée, je voyais Élise seins nus, même si pas vraiment, sauf que cette fois, c’était elle qui l’avait provoqué. J’étais ravi de la voir comme ça, et touché qu’elle soit, une fois de plus, suffisamment à l’aise avec moi pour me le permettre. « Oh, pardon ! » ai-je répondu en souriant aussi. « Je ne savais pas que je devais traîner ! Je retourne dans la salle de bains une minute pendant que tu… euh… ? » J’ai hoché la tête vers ses mains qui écrasaient ses seins, repoussant la peau lisse sur les côtés.
« Non, ça va », a-t-elle dit en se redressant. « Il faut juste que j’enfile ma robe. » J’ai remarqué, pour la première fois, une robe posée sur mon lit devant elle. Elle a hésité une seconde, puis a baissé les mains, laissant sa poitrine nue à mon regard. Ses yeux ont accroché les miens un instant, puis j’ai cédé et j’ai regardé plus bas. Ses seins, beaux et pâles, étaient de taille modeste mais parfaitement dessinés, et ses tétons brun rosé étaient fermes, sans être durs. Elle n’est pas restée immobile plus de deux secondes avant de se pencher, ses jolis seins glissant vers l’avant dans le mouvement, de ramasser la robe d’été et d’y plonger les bras, si bien qu’en un instant sa peau splendide a été de nouveau couverte.
« Trop chaud pour un soutif », a-t-elle annoncé quand sa tête est sortie par l’encolure et que les bretelles se sont posées sur ses épaules solides. « Ça allait ? » a-t-elle ajouté avec un grand sourire.
Mon cœur cognait et le sang me montait à la tête au point que j’en avais presque le tournis. Je lui ai souri comme un idiot, la bouche ouverte sans réussir à parler tout de suite. J’ai soufflé, levé les sourcils et secoué doucement la tête. « Oh, waouh », ai-je dit, tout bas.
Toujours souriante, elle s’est tournée vers le bureau. « Bon, il faut que je me coiffe, et toi il faut que tu t’habilles, qu’on aille manger. » Dans le grand miroir, elle a croisé mon regard, puis elle a baissé les yeux vers ma serviette, et j’ai compris que je devais décider jusqu’où j’allais me montrer. Ça ne me dérangeait pas qu’Élise voie, et, en vérité, j’étais content d’avoir l’occasion d’être nu devant elle, mais je ne voulais pas en faire trop.
J’ai pris un caleçon propre dans un tiroir et je suis retourné vers mon lit, face à la fenêtre. Élise se brossait les cheveux, mais je la voyais jeter de temps en temps un coup d’œil de côté dans le miroir pour vérifier ce que je faisais, et je l’ai pris comme un bon signe. J’ai porté les mains à ma taille, j’ai défait la serviette, je l’ai retirée et je l’ai laissée tomber sur le lit. J’ai tourné la tête vers le miroir et j’ai vu Élise qui me regardait, ou plutôt, qui regardait ma bite. J’ai souri, elle a relevé les yeux vers mon visage, m’a rendu mon sourire, puis a regardé en bas à nouveau. Ma queue était molle, mais un peu gonflée à cause de la douche, de la chaleur et de l’expérience franchement excitante, et elle avait l’air plutôt bien, me suis-je dit.
Tout ça n’a duré que quelques secondes. J’ai attrapé mon caleçon et je l’ai enfilé, rentrant mon sexe pour briser le moment. Élise a fini de se brosser les cheveux. « J’imagine qu’on est quittes, alors ! »
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La robe d’Élise plongeait entre ses seins et les épousait de près. Elle tombait parfaitement, mettait en valeur sa taille fine, glissait sur ses hanches et s’arrêtait un peu au-dessus des genoux. Savoir comment elle était dessous rendait ça infernal. J’avais envie qu’elle l’enlève, mais c’était probablement plus que ce que le restaurant de l’hôtel tolérerait. La robe était blanche, avec un motif fleuri, si bien que, même si la forme de sa poitrine se dessinait très clairement, il était plus difficile de voir ses tétons, et je devais fixer d’un air indécent à travers la table pour essayer de les distinguer.
Élise m’a observé d’un air critique, la tête légèrement penchée, les sourcils un peu froncés, mais un sourire au coin des lèvres. « Tu profites bien du spectacle ? »
J’ai relevé les yeux. « Oui, pardon, je me laisse emporter. Cette robe te va super bien, tu es vraiment très jolie. »
Elle a détourné le regard, embarrassée. « Oh, merci ! » Elle a croisé de nouveau mes yeux et a souri largement, contente du compliment. Elle a levé un doigt. « Donc, au cas où tu te dirais que tu vas revérifier… moi, je suis contente de comment ça s’est passé. Tu ne m’as pas forcée à te voir nu, et c’est moi qui ai choisi de te montrer mes seins. Et j’ai aimé ça », a-t-elle insisté en haussant les sourcils.
« Quoi ? » ai-je demandé.
Elle n’a pas hésité. « Les deux ! Ça m’a juste paru être le bon moment, tu ne trouves pas ? »
« Si, je vois très bien. Ça fait naturel, pas… gratuit. »
« Et tu as été plus rapide dans la salle de bain que je ne l’imaginais. J’étais là, les mains sur mes seins, devant toi, et ça aurait été plus gênant de te demander de te retourner que de continuer à enfiler ma robe. C’était genre… c’est ce qui arrive quand on partage une chambre. Pareil quand tu t’habillais. »
J’ai hoché la tête. « Oui… faire ce qui paraît normal. Même si, quand j’ai laissé tomber ma serviette, j’étais conscient que tu regardais. Et quand tu as enfilé ta robe, j’imagine que toi aussi, tu étais consciente de moi. Et j’ai aimé ça… »
« Quoi ? » a répliqué Élise.
« Ha ! Les deux ! Ou tout, plutôt. Toi qui me regardes, moi qui te regarde, et toi qui sais que je te regarde ! C’est trop compliqué ? »
Les sourcils d’Élise se sont de nouveau froncés. « Un peu… Mais non, je comprends. J’imagine qu’en temps normal tu ne prends pas ton pied à mater le corps de ta coloc, donc là c’est différent. »
On s’est arrêtés de parler pour manger un peu de la carbonara qui venait d’arriver. On avait décidé de ne pas profiter de l’alcool gratuit ce soir et de manger léger, pour éviter de tomber dans le piège, pas très bon pour la santé, des longues sessions avec trois repas par jour inclus. J’ai pu admirer les épaules d’Élise, ses cheveux foncés qui tombaient dessus, la forme de ses seins et celle de ses tétons, qui se devinaient discrètement à travers la robe.
Élise a repris. « C’est intéressant. J’aime te voir déshabillé, mais pas parce que c’est sexy… Enfin si, un peu, mais surtout parce que tu es juste… agréable à regarder. Et c’est génial que tu me laisses faire. »
« Ouais », ai-je approuvé en avalant des pâtes.
« Je n’aurais pas cru que ça tournerait comme ça », a continué Élise. « Hier après-midi, j’étais un peu incertaine, mais ça s’est bien passé, tu as été adorable… »
« Oh, toi tu as été encore plus adorable ! » l’ai-je coupée en riant.
« …Et là, tout à l’heure… j’ai aimé ça, sur le moment, j’ai aimé te montrer mes seins. » Elle a souri, a mordu sa lèvre inférieure, et a un peu rougi. « Mais c’était sur le moment. Je ne dis pas que ça va être “seins à l’air” à partir de maintenant ! »
J’ai secoué la tête, émerveillé. « C’est génial. C’est fantastique, d’avoir ce… terrain d’entente. Je n’attends rien, j’apprécie juste les moments. »
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De retour dans notre chambre, on a lu, on a bidouillé sur nos téléphones et on a regardé les infos à la télé. Il faisait chaud, l’air ne circulait presque pas, et finalement Élise est allée à la salle de bain. Elle est ressortie en débardeur et culotte, comme la veille, et j’ai pris mon tour pour me préparer à dormir, en me mettant en slip. Quand je suis revenu dans la chambre, Élise avait éteint presque toutes les lumières et elle était à la fenêtre, à regarder la nuit. J’ai regardé l’arrière de ses cuisses, la courbe de ses fesses et de sa taille, tandis qu’elle se reposait sur une hanche. Je me suis approché de l’encadrement où elle s’appuyait.
« Je peux ? » ai-je demandé.
« Bien sûr. Il fait bon ce soir. »
« Mm. » Je me suis appuyé à côté d’elle sur le cadre de la fenêtre et j’ai apprécié la fraîcheur sur ma peau nue. Mon épaule a frôlé la sienne. On est restés silencieux plusieurs minutes à regarder les silhouettes sombres des arbres, et les étoiles pas effacées par les lumières, avant que je recule et que je m’asseye sur le bord de mon lit. Élise est revenue lentement, et j’ai revu ses tétons se dessiner sous son haut fin. Elle s’est assise en face de moi et s’est penchée en arrière, appuyée sur ses mains. Elle était magnifique dans la lumière de l’unique lampe de chevet sur le côté. J’ai croisé son regard, puis j’ai laissé mes yeux aller là où ils avaient envie d’aller. J’ai admiré ses seins, j’ai fixé l’endroit où ses tétons marquaient le débardeur. J’ai contemplé ses cuisses, pressées contre le lit, serrées l’une contre l’autre, et qui se rejoignaient à l’endroit de sa chatte, cachée sous une culotte blanche tendue. Je savais que je la dévisageais, elle savait que je la dévisageais, et je m’en foutais. J’ai relevé les yeux vers les siens, elle me souriait. Elle a soutenu mon regard, et j’ai compris que c’était à son tour. Je me suis lentement adossé, en la laissant m’examiner. Elle a baissé les yeux sur mon corps, et j’ai senti de nouveau la chaleur de son regard sur mon torse, mes jambes, mon entrejambe. Elle s’est attardée sur mon slip, là où ma queue poussait dessous.
Je l’ai regardée encore, son ventre plat et pâle, la courbe de sa taille. « J’adore ton ventre », ai-je murmuré. « Ta peau est tellement lisse entre ton débardeur et ta culotte. On dirait que c’est tout doux. »
« Mmm », a-t-elle souri. Elle est restée immobile un instant pendant que je continuais à la regarder, puis elle a repris. « C’est vraiment agréable, mais je pense qu’on devrait dormir. Ça suffit pour ce soir. »
J’ai soupiré, déçu, mais aussi surexcité. « Ouais, d’accord… C’était quand même bon. »
On s’est regardés un moment, puis on s’est glissés dans nos lits. J’ai tendu la main et j’ai éteint la dernière lumière.
« Bonne nuit », a-t-elle lancé doucement.
« Bonne nuit. »
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Je me suis réveillé sur la voix pressée d’Élise. « Olivier, réveille-toi, on est en retard. »
J’ai ouvert les yeux, elle se tenait au-dessus de moi. Elle a posé la main sur mon épaule, chaude sur ma peau. « Tu es réveillé ? » J’ai grogné, et j’ai remarqué que ses yeux descendaient sur mon corps, alors que j’étais allongé sur le dos, la couette repoussée.
« Je vais dans la salle de bain. J’en ai pour cinq minutes, sois prêt. » Elle a contourné le lit, a regardé encore mon corps, a croisé mon regard et a esquissé un sourire en coin avant de disparaître dans la salle de bain. Et j’ai compris pourquoi. J’ai senti ma queue pulser, pousser contre mon slip, et j’ai baissé les yeux pour confirmer que je m’étais réveillé avec une érection énorme, dure, massive, et totalement impossible à rater. Élise avait eu une vue impeccable, sous plusieurs angles. J’ai rougi, même si j’étais maintenant seul. Au moins, de mon côté, c’était involontaire.
J’ai cherché mon téléphone pour voir l’heure, en réalisant au même moment que j’avais oublié de mettre le réveil, et j’ai juré quand j’ai vu qu’on avait quarante-cinq minutes de retard sur ce qu’on aurait dû faire. J’ai sauté du lit et j’ai commencé à rassembler ce dont j’avais besoin pour la journée, et cinq minutes plus tard, la porte de la salle de bain s’est ouverte et Élise est sortie d’un pas vif, sa serviette tenue devant elle, mais à hauteur de taille, ce qui m’a offert une seconde de vue sur sa superbe poitrine, cette fois avec les tétons durs et plissés par la douche, ce qui aurait relancé mon érection si j’avais eu une seconde de plus pour regarder. J’ai vu la peau nue le long de ses flancs, de la taille jusqu’aux genoux, la serviette seule entre les deux. Elle était splendide, et j’ai lâché un petit souffle surpris.
Elle s’est arrêtée une seconde, a jeté un coup d’œil à mon entrejambe en souriant. « Bons rêves, alors ? » a-t-elle demandé, avec un air entendu.
« Désolé pour ça », ai-je dit.
« Pas besoin de t’excuser ! C’est parfaitement naturel, et ce n’est pas le pire spectacle au réveil. » Élise a cligné de l’œil et a souri en passant près de moi.
Je me suis douché et brossé les dents en vitesse, puis je suis ressorti moi aussi nu, ma serviette devant moi. Élise se maquillait dans le miroir, en culotte mais toujours seins nus, et j’ai aperçu son sein gauche de profil, le téton ferme mais moins dur qu’avant, et l’image se répétait dans le miroir, le reflet pointé droit vers moi.
J’ai jeté ma serviette sur le lit, et j’ai vu la main d’Élise tressaillir tandis qu’elle regardait encore mon corps dans le miroir. Ma queue était toujours un peu gonflée et je la sentais lourde contre ma cuisse quand je bougeais. Je suis allé vers la commode et l’armoire, j’ai choisi des vêtements et je suis revenu au lit, et Élise a terminé ce qu’elle faisait puis s’est tournée, m’offrant ses deux seins en même temps, tout en regardant directement mon entrejambe.
« Ouh là ! » s’est-elle écriée en souriant, et j’ai ri. On a enfilé nos vêtements et on a filé hors de la chambre, en riant tous les deux.
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« Bon, ça, c’était assez dingue ! » s’est exclamée Élise quand on a démarré. Je tenais bêtement un sandwich au bacon dans une main, pendant que je gardais le volant de l’autre et que je passais les vitesses avec difficulté. Malgré ça, on est arrivés à l’heure au centre de formation.
« Oui, ai-je répondu, mais… ça va toujours entre nous ? Je sais que tu as dit que c’était naturel, mais mon… érection… ? »
Élise m’a coupé. « Toujours les doutes ! Olivier, détends-toi. Je te dirai si ça ne me va pas, crois-moi. »
« Ouais, pardon, j’ai juste besoin de demander. Avec tout l’historique de l’agressivité sexuelle masculine, et tout ça. J’arrête. »
« Non, j’apprécie l’attention, tu as raison. Mais vraiment, tout va bien. Je maintiens ce que j’ai dit, c’était très intéressant de te voir au meilleur de ta forme ! Plutôt impressionnant ! »
« Eh bien merci, content d’avoir égayé ta matinée. Tant qu’on y est, je peux te dire que tu étais dévastatrice en sortant de la salle de bain ? »
