Histoire-erotique.me logo

Un cadeau inoubliable - Partie 2

Auteur: Sébastien
25 mars 2026
: 4.1
(20) votes
4 min de lecture
Putain de merde. Encore ce rêve

Le bar est bruyant. Trop bruyant. La musique pulse dans mes tempes, et les rires des gens autour de moi me donnent envie de hurler. Ou de pleurer. Je ne sais plus. Je suis assis dans un coin, une bière à moitié vide devant moi, et je fais semblant. Semblant d’écouter. Semblant de rire. Semblant d’être là.

— Hé, mec, t’as l’air d’un fantôme, lance une voix à côté de moi.

Je tourne la tête et vois un type que je ne connais pas. Grand, sourire facile, regard un peu trop brillant. Il a l’air de quelqu’un qui passe une bonne soirée. Quelqu’un qui n’a pas de putains de cauchemars qui le réveillent en sursaut à 3h du mat’. Quelqu’un de normal.

— Ouais, je réponds en haussant les épaules. Longue journée.

— Je vois ça, dit-il en s’asseyant à côté de moi sans y être invité. T’as besoin d’un remontant ?

Je le regarde, essayant de décider si je veux vraiment de sa compagnie. Ou de n’importe quelle compagnie, d’ailleurs. Mais avant que je puisse répondre, il fait signe au barman et commande deux shots de quelque chose de fort et de transparent.

— Allez, dit-il en me tendant un verre. Ça va te faire du bien.

Je prends le verre, le fais tourner entre mes doigts, et le bois d’un coup. La brûlure est immédiate, violente, et je grimace. Mais au moins, ça me distrait. Au moins, pendant une seconde, je ne pense à rien d’autre qu’à cette putain de brûlure.

— C’est mieux, non ? demande-t-il en souriant.

— Ouais, je mens. Super.

Il rit, commande deux autres shots, et me tend le mien. Je le prends sans réfléchir, le bois, et sens la chaleur se répandre dans mon estomac. Une chaleur qui ressemble presque à du réconfort. Presque.

— Alors, qu’est-ce qui t’arrive ? demande-t-il après un moment.

Je le regarde, essayant de décider si je veux vraiment répondre. Si je veux vraiment lui raconter. Mais les mots sortent tout seuls, comme s’ils avaient attendu trop longtemps pour être dits.

— Il m’a quitté, je dis simplement.

Le type hoche la tête, comme s’il comprenait. Comme s’il savait exactement ce que ça fait. Et peut-être qu’il sait. Peut-être que tout le monde sait, d’une manière ou d’une autre.

— C’est dur, dit-il enfin. Mais t’es pas seul, mec.

Je ris, un rire sans joie, et bois une gorgée de ma bière. Parce que c’est ça, le problème. Je suis seul. Même quand je suis entouré de gens. Même quand je fais semblant. Même quand je bois jusqu’à plus soif. Je suis seul. Et putain, je ne sais pas comment changer ça.

— Ouais, je murmure. Je sais.

Mais je ne sais pas. Pas vraiment. Parce que savoir quelque chose et le ressentir, ce sont deux choses complètement différentes. Et en ce moment, tout ce que je ressens, c’est ce vide. Ce putain de vide qui me bouffe de l’intérieur, jour après jour.

Le type me tape sur l’épaule, comme pour me réconforter, et se lève.

— Allez, viens, dit-il. On va danser. Ça te changera les idées.

Je le regarde, hésitant. Parce que danser, ça veut dire bouger. Ça veut dire sourire. Ça veut dire faire semblant d’aller bien. Et je ne suis pas sûr d’en être capable. Pas ce soir.

Mais je me lève quand même. Parce que rester assis ici, à ruminer, ça ne mènera à rien. Parce que peut-être, juste peut-être, si je bouge assez, si je ris assez, si je bois assez, je pourrai oublier. Ne serait-ce que pour une putain de soirée.

Alors je le suis sur la piste de danse, et je fais semblant. Semblant d’être heureux. Semblant d’être libre. Semblant d’être quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui n’a pas le cœur en miettes. Quelqu’un qui n’a pas l’impression de se noyer à chaque fois qu’il ferme les yeux.

Et pour un instant, ça marche. Pour un instant, je me sens presque normal. Presque vivant. Presque entier.

Mais l’instant passe. Et quand la musique s’arrête, quand les lumières se rallument, quand je me retrouve seul dans la foule, je sais que rien n’a changé. Que je suis toujours le même. Toujours brisé. Toujours en train de me demander comment je vais faire pour tenir encore un jour de plus.


Notez cette histoire:

Note moyenne 4.1 / 5. Votes: 20

Noch keine Bewertungen! Sei der Erste, der diesen Beitrag bewertet.

Commentaires:

0 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les plus populaires
Inline Feedbacks
View all comments

Histoires similaires

Actualiser
Auteur: Anonyme |
23 février 2026 |
5 min de lecture
4.2
(32)
Mon pénis était à présent entre ses lèvres et Annabelle commença à tourner autour de mon gland avec sa langue.
Lire
Auteur: Héléna |
8 juillet 2025 |
14 min de lecture
4.4
(53)
Trois hommes décident de s’amuser avec Rose.
Lire
Auteur: Bernard25 |
25 mai 2025 |
20 min de lecture
4.3
(51)
Un nerd découvre le pouvoir que sa grosse bite bien grasse exerce sur les femmes.
Lire
1 2 3 19
crossmenu