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Je fais mon show (1)

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Une jeune vierge se déshabille pour son voisin plus âgé.

C’était début avril quand je suis revenue dans la maison où j’avais vécu toute ma vie, jusqu’au mois de septembre précédent. J’étais partie faire mes études à l’autre bout de la France et, contre toute attente, la petite ville où j’avais grandi m’avait terriblement manqué, alors que je l’avais détestée jusqu’au jour où j’avais dû la quitter. Mes amis me manquaient, mes voisins, mes parents surtout, et j’étais surexcitée à l’idée de revoir tout le monde en rentrant. Malheureusement, j’avais été la première de mes amis à finir mes partiels, alors je me retrouvais en ville deux semaines avant le retour de la plupart d’entre eux. Ça ne me dérangeait pas, cela dit : j’étais très contente de pouvoir rattraper le temps avec quelques voisins, mes parents, et de me reposer tranquillement en attendant. La plupart des voisins se comportaient comme si je n’étais jamais partie, ils me traitaient comme d’habitude.

Sauf M. Delmas, notre voisin mitoyen. Il était passé juste après que mon père et moi étions rentrés de l’aéroport. J’avais monté ma valise à l’étage et je venais de mettre une tenue propre quand je l’ai entendu en bas, en train de parler à mon père exactement comme avant. J’ai souri et j’ai fini de me changer vite, impatiente de descendre lui dire bonjour. Les Delmas avaient emménagé quand j’étais petite, et j’allais souvent chez eux quand mes parents devaient sortir. Mme Delmas était le genre de femme qui adorait faire de la pâtisserie et du bricolage, alors que M. Delmas aimait lire et me montrer comment sculpter le bois, ce genre de trucs. J’étais un peu garçon manqué, et Mme Delmas me tannait sans arrêt pour que je l’aide à faire des cookies, mais je me retrouvais toujours avec M. Delmas dans le salon-bibliothèque, à essayer de fabriquer des petits animaux en bois. Mme Delmas débarquait parfois et lui passait un savon parce qu’il me laissait approcher des objets tranchants, mais je ne me suis jamais coupée une seule fois, et même elle devait admettre que j’étais très prudente. Je n’ai jamais compris pourquoi les Delmas n’avaient pas eu d’enfants. Ils auraient fait d’excellents parents.

Alors j’étais vraiment contente de les revoir après si longtemps. Je me suis précipitée à la cuisine, où mes parents et M. Delmas étaient debout autour du plan de travail, à parler de la météo ou d’un truc tout aussi inutile, et ils attendaient clairement que j’arrive.

« Ah, te voilà, Nina, a dit ma mère, coupant mon père au milieu de sa phrase. » Elle a souri pendant qu’il levait les yeux au ciel.

« Il était temps, ça fait des mois… » a dit M. Delmas en se tournant vers moi. Son expression a changé quand il m’a regardée, juste un instant, juste assez longtemps pour que je le remarque avant qu’il ne masque ça. « Des mois et des mois ! » Il a ri, mais ça sonnait un peu forcé.

« Ça me fait plaisir de vous revoir, M. Delmas », ai-je dit, en faisant comme si je n’avais pas vu le léger changement dans son attitude. Ça m’intriguait, mais j’ai balayé ça et je suis restée avec eux dans la cuisine, à rattraper le temps et à raconter à M. Delmas ma première année d’études.

« On dirait que tu t’es bien amusée », a dit M. Delmas. J’ai hoché la tête avec enthousiasme. « Maintenant, la question sérieuse : tu as combien de petits amis ? »

J’ai pouffé, un peu rouge. « Aucun, en fait », ai-je répondu.

M. Delmas a levé les sourcils et m’a lancé un regard qui m’a donné des frissons. Aucun de mes parents ne l’a remarqué, ils me regardaient tous les deux, soulagés par ma réponse. J’ai soutenu le regard de M. Delmas, silencieuse un moment, avant qu’il ne rompe le silence en riant. « Pas de petit ami ? C’est impossible, avec une jolie fille comme toi ! »

J’ai ri aussi, en rougissant, en me demandant pourquoi j’avais l’impression que M. Delmas me regardait différemment. Les deux fois, ça avait été bref, à peine assez long pour que ça vaille la peine d’en parler. Je commençais à me demander si je n’avais pas imaginé. Après tout, j’étais fatiguée, et je n’avais pas vu M. Delmas depuis longtemps. J’étais peut-être juste en train de me faire des films.

« Non, pas de petit ami », ai-je fini par dire.

La conversation a continué, et ça s’est terminé avec mes parents qui ont invité les Delmas à venir dîner et boire un verre plus tard, puisque Mme Delmas voulait vraiment me voir mais n’était pas à la maison cet après-midi-là. On a dit au revoir à M. Delmas et je suis remontée à l’étage, bien décidée à m’allonger un moment. J’avais voyagé toute la journée, et rien ne m’épuise plus qu’un long vol et deux heures de route depuis l’aéroport jusqu’à la maison.

Quand je suis retournée dans ma chambre, je me suis assise sur mon lit en défaisant les boutons de mon chemisier. Je voulais le remettre pour le dîner, et je savais qu’il se froisserait si je le gardais sur moi allongée. Je me suis levée pour le poser sur le dossier de la chaise de mon bureau et je m’étais retournée pour me recoucher quand j’ai regardé par la fenêtre.

Avant, il y avait un grand arbre dehors, entre notre maison et celle des Delmas. Pour une raison quelconque, l’arbre avait été abattu, et je pouvais maintenant voir directement dans le salon-bibliothèque de M. Delmas. Je me suis figée une seconde, j’ai réalisé que je n’avais plus que mon soutien-gorge blanc en dentelle, et je me suis décalée rapidement sur le côté de la fenêtre pour ne pas être complètement exposée.

M. Delmas était dans son salon-bibliothèque, assis dans un grand fauteuil confortable qui était là depuis que j’étais enfant. Quand j’allais chez eux, il me laissait m’y asseoir, mais j’ai toujours su que c’était son fauteuil préféré. Je n’étais pas sûre de ce qu’il faisait, mais une idée m’a traversé l’esprit : peut-être que M. Delmas s’était montré si bizarre dans la cuisine parce qu’il avait réalisé qu’il pouvait voir dans ma chambre. Cette pensée m’a rendue nerveuse, mais elle a aussi fait courir une petite excitation dans mon corps.

Je me suis mordue la lèvre en l’observant. Il était un peu plus jeune que mon père, même s’il avait quand même l’âge d’être le mien. Je l’aurais mis au début de la quarantaine, sans pouvoir en être certaine. Il avait des cheveux épais et foncés, piquetés de gris, surtout aux tempes, des traits marqués, et un très beau corps. Il n’était pas bodybuilder ou quoi que ce soit, mais il était en forme, avec des épaules larges, des bras musclés et de grandes mains. Je ne l’avais jamais vraiment envisagé comme ça avant, mais en le regardant à cet instant, j’ai réalisé à quel point M. Delmas m’attirait. Je me suis surprise à me demander comment il serait au lit, et j’ai rougi presque aussitôt rien qu’à cette pensée.

La vérité, c’est que j’étais toujours vierge. J’en avais un peu honte, mais je venais à peine d’avoir 18 ans en décembre, et je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me trouver un petit ami à la fac. Je me sentais nettement plus jeune que tout le monde, et je savais qu’une partie de ça venait de mon manque d’expérience sexuelle. Le problème, c’est que le fait d’être considérée comme plus jeune m’empêchait justement d’acquérir cette expérience. Depuis peu, j’essayais de trouver une façon d’en avoir un minimum, mais j’étais tellement timide avec la plupart des gars de mon campus. Ils avaient l’air tellement plus expérimentés que moi, et avec toutes ces filles jolies et sûres d’elles autour, j’avais l’impression que tenter quoi que ce soit serait presque ridicule.

Pour une raison quelconque, pourtant, je ne pensais pas que M. Delmas s’en soucierait si je ne savais pas grand-chose. Il m’avait toujours appris à faire des choses, et il avait toujours eu l’air d’y prendre plaisir. Peut-être qu’il aimerait m’apprendre le sexe autant que le reste.

Je n’ai pas pu m’empêcher de glousser tout bas en m’imaginant M. Delmas en train de m’apprendre. Je me suis dit que j’aimerais peut-être qu’il me montre d’abord comment sucer une bite. Ma coloc à la fac se vantait tout le temps d’arriver à faire entrer presque toute la bite de son copain dans sa bouche avant de s’étouffer. Moi, je n’avais touché la bite que d’un seul garçon, celle de mon copain de lycée, Bastien Girard, juste après le bal de fin d’année. Elle n’était pas énorme, mais je n’arrivais quand même pas à m’imaginer essayer de la prendre entièrement en bouche. J’avais envie d’apprendre, pourtant. J’en avais marre d’entendre ma coloc se vanter de la façon dont elle suçait, je voulais être aussi douée.

J’ai soupiré en secouant la tête, puis je me suis allongée sur mon lit. À ma connaissance, les Delmas avaient un bon mariage, et il fallait que je sois à moitié folle pour croire que M. Delmas pourrait me voir de cette manière. Mais c’était agréable d’y fantasmer, et une chaleur douce s’installait dans le bas de mon ventre rien qu’en y pensant. J’étais crevée, cela dit, et j’ai décidé de garder cette sensation pour plus tard dans la soirée, quand j’aurais le temps de m’en occuper comme il faut.

J’ai dû m’endormir, parce que la seconde d’après j’entendais des gens rire en bas. Je me suis extirpée du lit lentement, je me suis étirée et j’ai regardé dehors. Le salon-bibliothèque de M. Delmas était vide, mais c’était parce qu’il était en bas, dans ma cuisine. J’ai remis mon chemisier, lissé mes cheveux, retouché un peu mon maquillage, et je suis descendue.

« Nina ! » a crié Mme Delmas dès qu’elle m’a vue. Elle s’est précipitée et m’a serrée dans une grosse étreinte. « Regarde-toi, comme tu as grandi ! »

J’ai pouffé et je l’ai serrée aussi. « Pas tant que ça », ai-je dit timidement.

Elle a levé les yeux au ciel. « Mais si, tu t’es vraiment bien faite, ma chérie, regarde-toi ! »

J’ai rougi. J’avais pris un peu plus que les fameux « kilos de la première année », mais Mme Delmas ne voulait rien entendre. « Ça te fait du bien », a-t-elle dit, balayant mes protestations. « Ma belle, tu as toujours été superbe, mais là, tu as des hanches, des seins ! C’est ça qui plaît aux garçons ! »

Mon père m’a regardée en prenant son air de papa surprotecteur, pendant que ma mère riait. Je devais être rouge écarlate pendant que Mme Delmas tournait autour de moi, en train de me reluquer, clairement. Pas que ça me mette mal à l’aise venant de Mme Delmas : c’était comme si ma mère parlait de mes seins ou de mon cul, ce n’était pas bien grave. Sauf que mon père, et surtout M. Delmas, étaient juste là, à écouter les deux femmes essayer de déterminer si ma poitrine était passée d’un bonnet B à un C, ou à un D, et Mme Delmas s’extasier sur le fait que j’avais « un joli cul bien rond ».

Enfin… c’était vrai. Avant de partir étudier, j’étais maigre comme un clou. Pas de fesses, pas de hanches. Je suppose que mes seins avaient toujours été un peu gros pour mon petit gabarit, mais au mieux, c’était proportionné. Comme Mme Delmas l’a dit, j’avais maintenant « une jolie silhouette de femme », ce que j’ai compris comme cette forme en sablier, avec la courbe de mes seins et mes hanches plus larges. J’étais mortifiée. Toutes les pensées que j’avais eues sur le fait que M. Delmas me plaisait s’étaient évaporées dès qu’elles avaient commencé à parler des kilos que j’avais pris. Je veux dire, je n’étais pas énorme, mais je doutais que M. Delmas apprécie vraiment le fait que j’aie maintenant un petit ventre, ou que mes cuisses soient nettement plus épaisses qu’en septembre. J’ai soufflé ces deux faits, discrètement et honteuse, à ma mère et à Mme Delmas, mais elles se sont contentées de rire.

« Idiote », a gloussé Mme Delmas. « Évidemment que tu dis ça. Ça, ce n’est même pas un ventre, et tes cuisses sont juste un peu charnues, au pire. Elles ne sont pas du tout moches, et même si elles l’étaient, tes seins compensent largement. Pas vrai, Franck ? Notre petite Nina est devenue un sacré canon ! »

M. Delmas s’est raclé la gorge. « Valérie, je crois qu’on met Nina un peu mal à l’aise », a-t-il dit doucement. Mme Delmas m’a regardée. J’avais la figure rouge et je n’arrivais même pas à croiser son regard, et Mme Delmas m’a touché le bras.

« Oh ma chérie, je ne veux pas te mettre mal à l’aise, c’est juste que tu es devenue tellement jolie, et tellement… adulte depuis la dernière fois qu’on t’a vue. Même tes cheveux ont enfin poussé. » Elle m’a touché les cheveux, et j’ai dû admettre qu’elle avait raison. Au lycée, j’avais les cheveux courts, au niveau du menton, tout le temps, mais pendant l’année à la fac, je n’avais jamais le temps ni l’argent d’aller chez le coiffeur, alors c’était ma coloc qui me coupait juste les pointes quand il fallait.

« Ce n’est pas grave, Mme Delmas », ai-je dit doucement en lui souriant. J’ai essayé d’ignorer le fait que M. Delmas ne me regardait même plus, et la conversation a dérivé sur ce que je faisais à la fac pendant que je mettais la table pour tout le monde.

Le dîner s’est bien passé après ça. Mme Delmas m’a parlé en long et en large de son bénévolat et de ses actions caritatives, et j’ai écouté poliment. Elle a toujours essayé de me convaincre de faire du bénévolat avec elle, mais je n’avais juste aucune envie d’aller traîner avec un groupe de femmes d’âge mûr à ramasser des déchets au bord de la route, ou je ne sais quoi. Moi, il me fallait un vrai boulot, et je le lui ai dit quand elle a recommencé à me proposer de venir.

Après le dîner, j’ai aidé ma mère à ranger la cuisine pendant que mon père et M. Delmas parlaient de ce que les deux femmes appelaient des « trucs de mecs ». Quand on a eu fini, pendant que ma mère et Mme Delmas prenaient un verre de vin, je suis allée m’asseoir avec mon père et M. Delmas. Pour la première fois depuis que sa femme avait littéralement passé mon corps au crible, M. Delmas a croisé mon regard quand je me suis assise. Mon père parlait de son nouveau barbecue ou d’un truc du même genre, quelque chose de passionnant pour lui, et M. Delmas n’a pas détourné les yeux, en me regardant comme il m’avait regardée plus tôt dans la journée, ce genre de regard qui me faisait frissonner. Sauf que, cette fois, il n’a pas baissé les yeux. J’étais perdue, je n’avais aucune idée de ce qui lui passait par la tête. Je savais juste que son regard répandait une chaleur bizarre dans tout mon corps.

Le moment n’a été interrompu que quand mon père a posé une question à M. Delmas. Il a détourné les yeux et il a répondu avec naturel. Mais ce regard qu’il m’avait lancé m’a fait comprendre que je n’avais pas inventé son comportement étrange plus tôt, et ça n’a fait que m’intriguer encore plus. Est-ce que, mon Dieu, il était dégoûté par moi ? Ou est-ce que c’était l’inverse, est-ce que je l’excitais ? Ou alors, me suis-je dit, peut-être que j’étais juste obsédée par le sexe et que lui n’était simplement pas habitué à me revoir après aussi longtemps. J’ai failli rire de moi-même en pensant ça. Évidemment, c’était la possibilité la plus probable, la plus raisonnable.

Le reste de la soirée a filé, et avant même que je m’en rende compte, ma mère et Mme Delmas nous avaient rejoints, ma mère baillant, et Mme Delmas donnant une petite tape à son mari en lui murmurant qu’elle avait une association le lendemain matin. On a raccompagné les Delmas jusqu’à la porte, et j’ai serré Mme Delmas dans mes bras, comme je faisais d’habitude. M. Delmas a serré la main de mon père et a embrassé ma mère sur la joue, puis il s’est tourné vers moi.

J’imagine qu’il allait juste me dire au revoir, mais sans réfléchir, j’ai passé mes bras autour de ses épaules et j’ai collé mon corps contre le sien, juste un instant, avant de me reculer en souriant. « Ça fait tellement du bien d’être rentrée et de revoir tout le monde », ai-je dit en regardant M. Delmas puis Mme Delmas, avec un sourire. Personne n’a eu l’air de remarquer quoi que ce soit, à part M. Delmas, qui m’a lancé un autre regard étrange, sauf que cette fois, on aurait dit que c’était lui qui était nerveux. J’ai soutenu son regard un peu plus longtemps, puis Mme Delmas lui a pris le bras et ils sont partis.

Mes parents sont allés faire je ne sais quoi et je suis restée un moment dans le salon, la télé allumée, sans vraiment regarder. À vrai dire, j’attendais juste qu’il soit assez tard pour monter me coucher, pour pouvoir me doigter comme une malade. Dès que j’avais pressé mon corps contre celui de M. Delmas, j’avais eu l’impression que ma chatte avait mouillé instantanément. J’avais hâte de monter dans ma chambre, de me déshabiller et de m’allonger dans mon lit, en me disant que M. Delmas était peut-être assis dans le bureau, juste à côté, en me disant qu’il ne pouvait pas me voir quand j’étais allongée, mais que je n’avais qu’à me lever pour qu’il puisse voir mes doigts dans ma chatte.

Je ne savais pas quelle heure il était, mais le soleil s’était couché et je n’en pouvais plus. J’attendais depuis bien trop longtemps, et je ne m’étais même pas rendu compte que je regardais un journal télévisé en portugais jusqu’au moment où j’ai voulu éteindre. J’étais trop occupée à continuer mon fantasme de tout à l’heure. Au lieu de m’apprendre à sucer une bite, dans mon fantasme, M. Delmas en était passé à me bouffer la chatte, à lécher et sucer mon clito, à me taquiner avec une bouche que j’imaginais très expérimentée. J’étais sûre que ma culotte était trempée, et je ne voulais rien d’autre que glisser la main dedans et jouer avec ma chatte dégoulinante.

J’ai éteint la télé et je suis montée en courant dans ma chambre. Je n’ai pas allumé tout de suite ; à la place, j’ai regardé par la fenêtre en direction du bureau de M. Delmas. La lumière n’était pas allumée dans la pièce, mais je voyais la porte entrouverte, avec un rai de lumière du couloir qui débordait à l’intérieur. Je doutais que M. Delmas soit là. Il refermait toujours la porte derrière lui.

J’ai allumé la lampe près de mon lit, et ma chambre s’est remplie d’une lumière tamisée. En m’étirant, j’ai déboutonné mon chemisier et je l’ai jeté dans le panier à linge, puis j’ai fait glisser mon jean et je l’ai envoyé à peu près dans la même direction. Je me suis regardée dans le miroir au-dessus de la commode et j’ai soupiré. Mme Delmas et ma mère s’étaient chamaillées pour savoir quelle taille de bonnet je faisais. Ma mère était persuadée que j’étais un C, alors que Mme Delmas disait que je devais être un D. Mme Delmas avait raison, je crois. J’avais acheté des culottes et des soutiens-gorge neufs avec l’argent de Noël, à l’époque où je faisais à peu près du 90C. Sauf que depuis, j’avais pris du poids. Les nouveaux soutifs que j’avais achetés étaient passés d’une taille parfaite à un peu serrés, et maintenant j’en étais au point où mes seins débordaient presque. Je n’avais juste pas les moyens d’en racheter à chaque fois que je prenais du poids. Je me suis regardée dans le miroir en me promettant de faire un peu plus de sport pendant l’été. Je comprenais ce que Mme Delmas voulait dire : je remplissais… bien, au moins au niveau des seins et du cul. J’aimais toujours pas mon ventre ni mes cuisses, mais bon, il fallait faire avec.

J’ai défait mon soutien-gorge et j’ai soupiré en l’enlevant. Il était vraiment trop serré, et ça m’a fait un bien fou de m’en débarrasser. Je me suis frotté les épaules, les côtés de mes seins, sous ma poitrine, contente de les libérer enfin de ce truc en dentelle blanche que j’avais porté toute la journée. J’ai expiré, puis je me suis penchée, j’ai passé mes pouces dans la ceinture de la culotte en dentelle blanche assortie et je l’ai faite glisser le long de mes jambes. Elle était aussi trempée que je l’avais imaginé, et au lieu de me redresser, j’ai posé une main sur la commode devant moi et je n’ai pas pu m’empêcher de glisser l’autre entre mes jambes, de faire courir mes doigts le long de ma fente. J’ai gémi doucement quand j’ai enfin touché ma chatte, mes doigts se couvrant aussitôt de mouille. Je les ai frottés le long de ma fente encore quelques secondes, puis je me suis forcée à retirer ma main et à me redresser. J’ai traversé la chambre en jetant un coup d’œil dehors par habitude.

Le rai de lumière qui éclairait le bureau de M. Delmas avait disparu. J’ai dû lutter contre l’envie de m’arrêter à la fenêtre et de fixer ; à la place, j’ai fait comme si je n’avais rien remarqué et je me suis glissée sur mon lit, puis j’ai éteint la lampe, juste hors de la vue de la fenêtre.

Mon cœur tapait à toute vitesse. J’essayais de me raisonner : quelqu’un avait probablement juste éteint la lumière du couloir, mais quelque chose me disait que cette lumière avait disparu parce que M. Delmas était assis dans la pièce, dans son fauteuil préféré, dans le noir, pour pouvoir me regarder me déshabiller. L’idée aurait dû me mortifier. J’étais plutôt timide, et je n’aurais jamais envisagé de le faire exprès… ou si ? J’ai frissonné en m’imaginant en train de faire un strip-tease juste pour M. Delmas.

Peut-être que j’espérais, tout simplement. Peut-être que je voulais qu’il m’ait vue penchée, la main entre les jambes. Mais je croyais qu’il était là, et ça suffisait à faire battre ma chatte rien que d’y penser. Je n’en pouvais plus. J’ai enfoncé un doigt dans ma chatte trempée et je me suis tout de suite mise à me doigter, fort et vite. J’ai haleté, et je me suis mordue la lèvre pour ne pas gémir carrément. Avec mon pouce, j’ai frotté mon clito du mieux que je pouvais, mes hanches se soulevant pour venir chercher ma main. Mon autre main est montée sur mon gros sein. Je n’étais toujours pas habituée à la taille de ma poitrine, et j’aimais l’explorer. J’ai caressé le dessous de mon sein gauche, puis du droit, puis j’en ai pris le plus possible dans mes petites mains avant de pincer et de tripoter mes tétons.

Je n’allais pas mettre longtemps à jouir, pas après avoir attendu si longtemps. Je me suis relevée un peu pour me frotter contre ma main, me doigter vite et fort, le dos cambré pour enfoncer mes doigts le plus profondément possible. Une image de M. Delmas m’a envahi l’esprit, lui en train de me lécher la chatte, et un petit gémissement m’a échappé avant que je me morde la lèvre à nouveau. J’ai accéléré, j’ai pincé mes tétons plus fort, et sans que je m’en rende compte, ma chatte s’est resserrée autour de mes doigts alors que je jouissais violemment sur ma propre main. Mon corps s’est tendu sur le lit, le dos cambré, les seins projetés en l’air, avec du mal à retenir mes gémissements, pendant que l’orgasme me traversait. Je reprenais mon souffle en tremblant quand c’est redescendu, en frottant encore doucement ma chatte d’une main, l’autre posée sur mon sein. J’ai soupiré quand la chaleur a fini par se dissiper, et j’ai bâillé en commençant à avoir sommeil.

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