Je ne l’ai pas repérée dès les premières semaines.
Pas “repérée” façon coup de foudre, non. Plutôt comme on repère une personne qui vit en représentation permanente. Toujours impeccable. Toujours le sourire calibré. Toujours à parler un poil trop fort quand il y a du monde, histoire qu’on l’entende bien. Le genre à corriger les autres en réunion avec une douceur venimeuse, puis à venir te demander si “ça va” comme si elle venait de te faire une faveur.
Camille.
On avait presque dix ans d’écart. Elle faisait plus jeune que son âge, ou plutôt elle s’appliquait à faire croire qu’elle l’était. Ongles parfaits, tailleurs trop serrés pour être “professionnels” mais pas assez pour qu’on puisse lui reprocher. Et puis ce petit truc… la façon dont elle aimait être regardée. Elle s’en nourrissait.
Moi, au début, je la regardais comme on regarde un panneau publicitaire : ça occupe l’œil, mais ça ne donne pas envie de s’arrêter.
Sauf qu’elle, elle s’est arrêtée.
D’abord les sous-entendus. Les mains qui traînent quand elle te passe un dossier. Les “tu pourrais m’aider, toi, t’as l’air… compétent” avec une bouche qui dit autre chose. Puis les messages tard le soir, à l’heure où son mec devait déjà ronfler, des phrases innocentes et des emojis pas innocents du tout.
Parce que oui, elle était en couple. Et alors ? Pour elle, ça ne comptait pas. Elle avait ce besoin maladif de se sentir désirée, comme si la fidélité n’était qu’un détail administratif. Elle ne cherchait pas forcément à tromper : elle cherchait à gagner. À savoir qu’elle pouvait.
Pendant des mois, j’ai laissé couler. Je répondais à moitié. Je souriais sans mordre. Ça la rendait dingue.
Et plus elle devenait précise, plus ça m’amusait.
Un midi, après une énième “tu viens prendre un café, juste cinq minutes ?”, j’ai dit oui.
Pas un oui romantique. Un oui sec, presque distrait. Celui qui dit : d’accord, on va jouer.
On a commencé banalement : déjeuner, blagues, une épaule effleurée “par hasard”, un baiser volé à la sortie du resto, cachés derrière le bâtiment comme deux ados.
Sauf que je n’avais aucune envie de rester dans le cadre mignon. Ce n’était pas mon truc. Et surtout, elle avait passé des mois à pousser, à tester… maintenant c’était mon tour.
Le premier vrai pas, je l’ai fait un après-midi.
Je l’entends dans l’open space :
— Je vais aux archives, faut que je retrouve un truc dans les cartons.
Parfait.
Je la laisse partir. Je compte jusqu’à trente, je termine mon mail comme si de rien n’était, puis je me lève. Pas pressé. Calme. Je descends, je traverse le couloir, et j’ouvre la porte du local.
Elle sursaute en me voyant. Le néon grésille au-dessus de nos têtes, l’air sent le papier humide et la poussière.
— Qu’est-ce que tu… ?
Je ne la laisse pas finir. Je la prends contre moi et je l’embrasse. Pas un baiser timide. Un vrai. Un baiser qui impose. Ses mains hésitent une seconde, puis elles viennent s’accrocher à mon pull, comme si elle avait peur de tomber.
Je glisse ma main le long de son ventre, puis plus bas, et je la serre à travers son pantalon.
Elle se fige.
— T’es sérieux, là ? souffle-t-elle.
— Tais-toi… et respire.
Je défais son bouton, je baisse la fermeture, et ma main s’insinue. Elle n’a pas le temps de protester : je trouve déjà la chaleur, l’humidité qui trahit ses grands airs.
Elle mord sa lèvre pour étouffer un bruit. Je la force doucement à lever le menton, à me regarder.
— Tu joues la fille impeccable, mais ça, ça dit autre chose.
— Putain… murmure-t-elle.
Je la guide jusqu’à la petite table contre le mur, celle où on pose les dossiers. Je la fais s’asseoir, puis je la couche à moitié sur le dos. J’écarte ses jambes. J’attrape son pantalon, je le tire, je lui enlève aussi sa culotte d’un geste rapide, presque mécanique.
Et je plonge.
Ma bouche sur elle, sans préambule, sans délicatesse inutile. La langue qui cherche, qui trouve, qui insiste. Elle se crispe, elle veut se retenir, parce que Camille a toujours l’air de contrôler. Mais ça ne tient pas longtemps.
Je la pénètre avec un doigt, puis deux. Elle halète. Je sens son bassin qui cherche le rythme. Ça coule, ça glisse, c’est franc. Ça me plaît.
Je la travaille sans pitié, et quand elle commence à trembler, je m’arrête une seconde juste pour la regarder.
— Tu vas jouir.
— Non… pas ici…
— Si.
Je reprends, plus vite, plus profond, et elle craque. Elle serre mes cheveux, elle étouffe un gémissement contre son poignet, et son corps se brise comme une façade qu’on renverse.
Quand elle revient à elle, je relève la tête, je lui tends mes doigts luisants.
— Nettoie.
Elle me fixe, outrée… et déjà docile. Elle prend mes doigts dans sa bouche, lentement, en me regardant, comme si elle venait d’apprendre un nouveau langage.
Je la laisse se rhabiller. Je remonte. Je me rassois à mon bureau. Mon écran affiche la même ligne de texte qu’avant, sauf que tout a changé.
Les jours suivants, j’ai pris l’habitude de décider.
Un couloir vide ? Je la coince contre un mur et je lui glisse la main sous la jupe, juste assez pour qu’elle marche ensuite en serrant les cuisses. Une cage d’escalier ? Je la fais me toucher en silence pendant qu’on entend des pas au-dessus. Le parking ? Je monte dans sa voiture, je ferme la portière, et je lui prends la tête pour qu’elle comprenne exactement ce que j’attends.
Et elle, elle suivait.
Le truc, c’est que Camille n’était pas “libérée”. Elle était coincée, mais pas par pudeur : par image. Elle voulait le désir… tant que ça ne la salissait pas.
Alors je l’ai salie.
Un matin, je lui ai écrit : Prends ton après-midi. On sort.
Elle a répondu dans la minute : Où ?
Je l’ai donnée rendez-vous sur une terrasse, en plein centre, un café banal, des gens autour, des serveurs qui passent.
Elle arrive, impeccable comme toujours. Rouge à lèvres net. Regard brillant. Son jeu préféré : faire semblant.
Je la laisse s’asseoir, je commande, et je pose ça tranquillement, comme si je parlais de la météo :
— Si tu veux passer la journée avec moi… tu vas aller aux toilettes. Tu enlèves ta culotte. Tu me la ramènes.
Elle éclate d’un rire nerveux.
— T’es complètement con.
— Non. Je suis très clair. Et si je ne l’ai pas dans la poche quand tu reviens, je me lève, je pars, et tu rentres à ton bureau en te disant que t’as tout fantasmé.
Elle me dévisage. Elle calcule. Elle hésite. Et puis la curiosité gagne, ce satané besoin de se prouver qu’elle ose.
Elle se lève, raide, et disparaît.
Quand elle revient, elle fait comme si elle déposait un ticket de caisse. Une petite dentelle pliée au creux de sa main. Elle la glisse sous la table, rouge jusqu’aux oreilles.
Je la prends, je la range sans la regarder. Juste un sourire.
— Voilà. Tu vois ? Tu peux.
La suite, je l’emmène hors de la ville. Sur la route, ma main s’installe sur sa cuisse, puis remonte lentement, comme si c’était normal. Elle se crispe, elle regarde devant elle, elle tente de garder son masque.
Je la touche. Directement. Sans tissu. Et ça change tout : elle n’a plus de barrière, plus de filtre.
— Conduis, je dis.
Elle essaie de protester, mais sa voix se casse. Je frotte, j’insiste, je la fais glisser entre la gêne et l’envie jusqu’à ce qu’elle finisse par lâcher un souffle tremblant.
Au bout de quelques kilomètres, elle jouit presque sans bruit, la bouche entrouverte, les doigts crispés sur le volant.
Ça m’agace.
— Tu fais toujours ça comme si t’avais honte ?
— T’es… insupportable…
— Je sais. Et tu vas apprendre à t’exprimer.
On arrive en lisière d’un bois. Une forêt accessible, pas sauvage, mais assez pour qu’on puisse s’écarter du chemin.
On marche un peu. Elle se compose une allure “promenade”. Moi, je lui tiens la main comme un propriétaire tranquille.
Je l’emmène dans un coin plus sombre, derrière des buissons. Je baisse ma braguette.
Elle comprend tout de suite. Elle s’agenouille sans discuter, avec ce mélange de dignité et de soumission qui la rendait ridicule… et excitante.
— On risque rien ? chuchote-t-elle.
— Si. Et c’est ça qui te plaît. Allez… suce.
Elle s’applique. Elle y met du soin, comme si elle voulait prouver qu’elle sait faire. Je prends sa tête entre mes mains, je dicte le rythme, je la guide, je la pousse plus loin petit à petit, testant ses limites. Elle gémit autour de moi, étouffé, et quand je sens la montée arriver, je ne lui laisse pas l’option de reculer.
Je jouis dans sa bouche, lourd, et je la tiens jusqu’à ce qu’elle avale.
Elle essuie le coin de ses lèvres, vexée.
— T’aimes vraiment me faire chier.
— Oui. Et toi, t’aimes ça.
On reprend le chemin. Je la laisse respirer, puis je lâche une autre règle, comme un ordre simple :
— Quand tu es avec moi, tu n’as pas de culotte.
Elle grimace.
— T’exagères.
— Non.
Elle soupire, mais elle ne dit pas non. Et je continue, doucement cruel :
— Et arrête de tout épiler. Je veux du naturel. Pas ton truc de magazine.
Elle se retourne vers moi, choquée, puis baisse la voix :
— Mais mon mec va le voir.
— Tu lui trouveras une excuse. T’es douée pour raconter des histoires, non ?
Elle me lance un “connard” à peine audible et accélère le pas. Deux minutes plus tard, elle revient se coller à moi, comme si elle n’avait pas le choix.
— D’accord… j’ai compris.
Plus loin, je la tire hors du sentier. Je la plaque contre un tronc, je l’embrasse à l’étouffer, et ma main retrouve sa chaleur humide sous sa jupe.
Je la retourne, je soulève le tissu sur ses fesses, et je la pénètre d’un coup.
Elle étouffe un bruit.
Je commence à la baiser fort, profond, sans la ménager. Mon bassin claque contre elle, la forêt avale nos sons.
— Tu aimes ? je demande.
— Oui…
— J’entends rien.
— Oui…
— Plus fort.
Elle serre l’écorce, les yeux fermés, et sa voix se brise enfin, plus haute :
— Oui… putain oui…
Je la prends plus vite, je la malaxe, je la touche là où elle devient folle, et je l’oblige à arrêter de se cacher. Je la force à dire. À crier si nécessaire.
Et elle finit par hurler. Pas comme une actrice, pas comme une femme “classe”. Comme quelqu’un qui lâche enfin.
— OUI… OUI, ENCORE… VAS-Y… ENCOREEE !
Je ris contre sa nuque.
— Tu aimes te faire baiser, hein ?
— OUI ! OUI J’AIME ÇA !
Elle jouit, secouée. Et moi, je me vide en elle, longuement, jusqu’à ce qu’elle sente tout.
Elle tremble, elle souffle :
— T’es malade… si quelqu’un nous avait vus…
— Personne t’a vue. Mais toi, tu t’es entendue. C’est mieux.
Elle baisse les yeux.
— Ça coule… je fais comment, sans culotte ?
Je m’accroupis derrière elle, je l’écarte, et je la nettoie à la langue, sans pudeur. Elle sursaute, puis elle replonge dans le plaisir, encore, une deuxième fois, plus incontrôlable. Elle me tient la tête, paniquée :
— Arrête… arrête… putain… ah… OUI…
Après, on va déjeuner comme si de rien n’était. Elle a les joues rosies, le regard plus bas. Elle parle trop doucement, comme toujours, mais je sais qu’elle a adoré.
Le lundi suivant, elle débarque dans mon bureau, sans frapper.
— Tu m’as manqué, dit-elle, tout de suite, trop vite.
— Toi aussi.
Elle s’approche, elle cherche mon regard.
— On mange ensemble ce midi ?
— Non. Je suis pris. Mais viens… deux minutes. Sur le palier.
Elle obéit.
Elle est là, à peine sortie de mon bureau, qu’elle me colle déjà comme une aimantation. Je n’ai même pas besoin de la guider longtemps : elle sait où je vais l’emmener. Elle a cette petite respiration plus courte, ce regard un peu trop brillant. Elle joue encore, mais moins bien qu’avant.
Dans les toilettes handicapées, je verrouille. Le bruit du bureau disparaît d’un coup, remplacé par le ronronnement de la ventilation et, au loin, quelques pas qui passent dans le couloir.
Je la plaque contre le mur, direct. Pas de préliminaire mignon.
Je lui prends le menton, je l’oblige à me regarder.
— Tu vas être sage.
— Je le suis… murmure-t-elle, insolente.
Je lui ouvre le chemisier d’un coup sec. Les boutons sautent presque sous mes doigts. Je glisse les mains dans son soutien-gorge, j’en sors ses seins, lourds et tendus, et je lui pince les tétons juste assez pour la faire tressaillir.
— Ah… putain…
— Chut.
Je descends, je lui embrasse la gorge, je la mords doucement là où ça laisse une marque qu’elle ne pourra pas expliquer sans rougir. Je frotte mon bassin contre elle, juste pour qu’elle sente mon envie, dure sous le tissu.
Elle essaie de se coller à moi, de se frotter.
Je la repousse d’un demi-pas.
— On n’a pas le temps de faire semblant. Tu veux quoi ?
— Je veux… je veux te sucer.
Elle dit ça comme si c’était un cadeau, comme si elle reprenait le contrôle. Ça me fait rire.
— Non.
Elle fronce les sourcils, frustrée.
— Pourquoi ?
— Parce que j’ai dit non. Et parce que tu vas apprendre à prendre ce que je te donne, pas ce que t’as envie de mettre en scène.
Elle avale sa salive.
— Alors… quoi ?
Je lui attrape la jupe et je la remonte d’un coup sur ses hanches. Elle n’a pas de culotte. Bien sûr qu’elle n’en a pas. Son sexe est humide, et la pilosité a repoussé, pas complètement sauvage, mais assez pour que ça change son visage : moins mannequin, plus femme.
Je passe un doigt dedans.
Elle se cambre.
— Merde…
Je retire mon doigt et je le porte à sa bouche.
— Lèche.
Elle obéit immédiatement. Elle m’engloutit le bout du doigt, elle suce, et je la regarde faire, la bouche ouverte, docile, les joues déjà un peu rouges.
Je la laisse à peine respirer.
Je déboucle ma ceinture, j’ouvre mon pantalon, je sors ma queue.
Elle baisse les yeux dessus comme une affamée.
— Je peux… juste…
Elle avance la main, et je lui attrape le poignet.
— Je t’ai dit non pour la pipe. Pas le temps de te faire plaisir avec ça. Baisse-toi sur le lavabo.
— Putain…
Elle obéit, mais elle tremble. Elle se place face au miroir, les mains posées sur la céramique froide, la jupe remontée, le cul offert. Elle est belle comme ça, ridiculement bien coiffée et pourtant déjà en train de dégouliner.
Je glisse ma main entre ses cuisses. Je touche ses lèvres, je les écarte, je la sens ouvrir.
Je prends mon temps juste une seconde, cruel.
— Tu mouilles comme une petite salope.
— Va te faire foutre… souffle-t-elle, mais ça sonne faux, trop excité.
Je la pénètre d’un coup, sans douceur, jusqu’au fond.
Elle lâche un gémissement trop fort, puis se mord le poignet pour l’étouffer.
— Non, je dis. Pas ça. Tu m’entends ? Tu ne te caches pas.
— Mais… y a du monde dehors…
— Et alors ? Tu voulais jouer au bureau, non ? Alors joue.
Je commence à la baiser, fort. Pas juste des petits coups rapides : je la prends profond, je la ressors presque entièrement, je reviens jusqu’à la butée, en la faisant claquer contre le lavabo. Elle gémit, elle tremble, et sa main s’agrippe au bord comme si elle allait tomber.
Je lui attrape les cheveux, je tire légèrement pour lui redresser la tête, pour qu’elle se voie dans le miroir.
— Regarde-toi.
Elle ouvre les yeux. Elle se voit. Jupe retroussée, bouche entrouverte, seins à moitié dehors, en train de se faire défoncer dans des toilettes.
Ça la fait haleter.
— Putain… putain…
Je lâche ses cheveux, je lui attrape un sein, je le malaxe, puis je descends ma main sur son ventre et je trouve son clito.
Je le frotte.
Elle se raidit.
— Non… non… j’vais…
— Tu vas quoi ?
— J’vais jouir…
— Tu jouis quand je te le dis.
Elle secoue la tête, affolée, mais son corps trahit tout. Ses cuisses se crispent, son bassin cherche mon rythme, elle s’ouvre encore plus, comme si elle voulait m’avaler.
Je la baise plus vite.
— Alors ? Tu tiens toujours ton rôle de fille parfaite ?
— Ferme ta gueule… ah… putain…
Je la gifle doucement sur la fesse, juste assez pour la réveiller.
— Dis ce que tu es.
— Je suis pas…
Je pince son téton fort.
Elle crie, un cri bref.
— Dis-le.
— Je… je suis… ta…
— Plus fort.
— Ta salope, ok ? Je suis ta salope…
Je souris. Ça me chauffe encore plus.
Je la prends de plus en plus dur, en la branlant en même temps, et elle commence à perdre pied. Elle essaie de se retenir, mais ça se voit : ses jambes tremblent, ses sons montent, sa voix devient plus haute.
— Putain… arrête… j’vais jouir… j’vais jouir…
— Tu vas jouir maintenant.
Je la frottte plus vite. Je la baise plus profond. Et elle explose.
Pas en silence, pas avec sa petite dignité. Non. Elle se met à gémir, fort, avec des “oui” qui se cassent et des “putain” qui s’écrasent contre le carrelage. Elle secoue ses hanches contre moi, comme une folle, et je la tiens par la taille pour l’empêcher de fuir.
— OUI… OUI… MERDE… ENCOREEE…
Je la laisse jouir longtemps, trop longtemps pour le bureau, jusqu’à ce qu’elle s’affaisse, le front contre le miroir, la respiration hachée.
Et moi, je suis à deux doigts de perdre le contrôle.
Je ralentis une seconde, juste pour la faire paniquer.
— Tu croyais que c’était fini ?
— Non… non… s’il te plaît…
— Tu veux quoi ?
— Remplis-moi… putain… remplis-moi…
Ça me fait lâcher un grognement. Je la reprends d’un coup, brutal, et je sens que je vais jouir.
Je lui attrape la gorge par derrière, pas pour l’étrangler, juste pour la tenir, pour la sentir vibrer.
— Tu vas dire merci.
— Merci… oh putain… merci…
Je jouis en elle, profond, en plusieurs jets, sans retirer, en la gardant collée à moi jusqu’au bout. Je sens la chaleur qui se répand, je sens qu’elle tremble encore, vidé et excitée à la fois.
Je reste planté là une seconde, le souffle court.
Elle tourne la tête, les yeux humides, la bouche encore ouverte.
— Ça… ça va couler…
— Je sais.
Je me retire doucement. Un filet descend immédiatement entre ses cuisses. Elle serre les jambes, paniquée.
— Putain… je peux pas retourner comme ça…
Je m’accroupis derrière elle. Je lui écarte les jambes sans lui demander, et je plonge ma langue entre ses lèvres, sans pudeur, comme en forêt. Je la lèche, je récupère ce que je viens de mettre, je la nettoie, lentement au début, puis plus vite quand je sens qu’elle redevient sensible.
— Non… non… arrête… je vais re…
— Tu vas quoi ?
— Rejouir… putain…
Je ne m’arrête pas. Je lui tiens les hanches pour qu’elle ne bouge pas, et je la lèche jusqu’à ce qu’elle jouisse une deuxième fois, plus brutale encore, les doigts crispés sur le lavabo, les jambes qui tremblent comme si elle allait s’écrouler.
Elle gémit trop fort.
On entend un bruit dehors.
Un pas. Puis un autre.
Elle se fige, les yeux grands.
Je relève la tête et je lui murmure, juste assez pour qu’elle entende :
— T’as peur ? Ça te rend encore plus mouillée.
Elle ferme les yeux, honteuse et excitée.
Je me relève. Je remets mon pantalon, calme. Je lui tends son soutien-gorge.
— Remets-toi correctement. Et essuie-toi.
Elle se rhabille en vitesse, la jupe tremblante, le chemisier recollé comme elle peut. Elle se regarde dans le miroir, essaie de retrouver son masque, mais ses joues sont trop rouges, ses yeux trop brillants.
— Putain… t’es un malade…
— Oui.
— Et moi je suis quoi, alors ?
Je m’approche, je lui prends le menton.
— Toi ? Tu fais semblant d’être une dame. Mais t’aimes être ma pute quand personne ne regarde.
Elle ouvre la bouche pour protester… et au lieu de ça, elle souffle :
— T’es vraiment un connard.
Puis, presque inaudible :
— J’en veux encore.
Je lui souris.
— Pas ici. Pas maintenant. Tu retournes bosser. Et tu gardes tout ça en toi, à te tortiller sur ta chaise.
Elle frissonne.
— Et ce soir ? murmure-t-elle.
— Si t’es sage… je verrai.
Elle sort la première. Elle marche vite, mais ses cuisses se frottent, et je sais qu’elle sent encore tout.
Les jours passent, et la règle tient.
Chaque fois qu’elle me voit : pas de culotte. Les poils repoussent comme je l’ai voulu. Et quand elle s’agenouille, qu’elle ouvre la bouche, elle avale sans discuter, même si elle grimace, même si elle me traite de salaud à travers un sourire.
Parce qu’au fond, elle a compris ce qu’elle cherchait depuis le début :
Pas un amant.
Un maître.