La semaine suivante, elle devait venir passer une nuit chez nous. Officiellement, pour “faire une coupure”, voir sa nièce, boire un café. Sauf que le samedi, au lieu d’arriver en soirée, elle sonne en plein après-midi.
Et là, tout s’éclaire.
Ma femme est au boulot. Elle ne rentre pas avant tard. Et Suzanne, elle le sait parfaitement.
J’ouvre, surpris, et je la vois debout avec son sac, tranquille comme si elle arrivait chez elle.
— T’es en avance, je dis.
— Je sais, répond-elle. J’avais envie.
Deux mots, et j’ai la gorge sèche.
Je la laisse entrer, je referme, et pendant une seconde on reste dans le couloir, bêtement, à se regarder comme deux ados pris en flagrant délit. Puis elle s’avance, et sans attendre je la prends contre moi.
Je l’embrasse. Elle me répond, immédiatement. Sa langue vient chercher la mienne, sans douceur inutile. Ça dure longtemps. Trop longtemps pour que ce soit une “erreur” ou un “moment”.
Quand on se sépare, on respire fort.
Je lui montre la chambre d’amis, plus par réflexe que par politesse. Elle dépose son sac, se retourne et me regarde comme une patronne.
— Ferme la porte.
Je ferme.
Je la veux, et ça me panique un peu. Pas moralement — ça, c’est déjà foutu — mais physiquement. J’ai déjà tiré mon coup tout seul le matin, comme un idiot, et je me connais : je peux me mettre la pression, me vexer, foirer.
Alors je temporise avec une idée à la con, un truc qui nous mettrait en route sans me cramer le cerveau.
— J’ai un jeu… dis-je. Un jeu débile.
Elle plisse les yeux.
— Un jeu ? Tu me prends pour une gamine ?
— Non. Un jeu sale.
Ça lui tire un sourire.
Je vais le chercher. Et en passant par la salle de bain, je fais un truc pas très glorieux mais franchement efficace : je gobe un cachet. Histoire de ne pas laisser mon orgueil décider à ma place.
Quand je reviens, elle est assise au bord du lit, déjà plus détendue, déjà en train de se déchausser lentement, comme si elle me donnait une leçon de patience.
Je pose le jeu sur la couette. Des cartes, des défis, des trucs franchement explicites. Elle feuillette, souffle un petit rire.
— Ah ouais… t’as de l’imagination, toi.
La première carte lui ordonne d’enlever un vêtement. Sans discuter, elle ouvre son chemisier. Son soutien-gorge suit. Et là, putain… ses seins sont énormes, lourds, vivants, avec cette peau un peu douce et un peu marquée par l’âge, exactement ce qui rend ça obscène et excitant en même temps.
Je sens mon ventre se serrer.
— T’as l’air d’aimer, remarque-t-elle.
— J’aime, oui.
À mon tour, je tombe sur un défi : “Embrasse-la comme si tu allais la bouffer.”
Je n’ai même pas besoin de jouer la comédie. Je me jette sur elle et je la prends par la taille. Ma bouche cherche la sienne, je l’écrase contre moi, et mes mains montent naturellement sur sa poitrine, je la serre, je la malaxe.
Elle me repousse à moitié.
— Eh ! Ça, c’est pas dans les règles !
— Tu vas faire la police maintenant ?
— Je vais faire pire, répond-elle, la voix déjà plus basse.
Le jeu dure longtemps. On oublie les cartes, on y revient, on triche, on rigole, on s’excite. Elle me fait mettre un genou à terre pour lui embrasser les cuisses. Je lui fais écarter les jambes pour lui lécher le ventre. Elle passe ses doigts dans mes cheveux et m’insulte gentiment, comme une vieille qui a toujours eu ça dans la bouche.
Au bout d’un moment, on n’a plus rien sur le dos. Plus rien à jouer non plus. Le cachet fait son boulot : je suis dur, vraiment dur, et elle le voit.
Elle me caresse le sexe, lentement, avec un regard presque fier.
— Ah… quand même, dit-elle. T’as de quoi travailler.
Elle se lève, me prend par la main et m’entraîne vers le lit.
— Viens là, mon gars. On va pas faire durer la messe.
Je la suis, collé contre elle. Je lui attrape les seins par derrière, je les pétris comme une pâte, et elle remue les hanches contre moi. Son cul roule sur ma bite, et ça m’arrache un grognement.
Je lui mords le cou, je l’embrasse à cet endroit où la peau est plus fine. Elle gémit, un son grave, presque un ronron de chatte repue.
— Doucement… non, pas doucement, en fait. Fais ce que tu veux.
Je la retourne. Nos bouches se retrouvent encore. Elle attrape mon sexe et commence à me branler sans détour, avec une poigne sûre. Elle a de l’expérience, ça se sent. Pas une minute de gêne. Pas une seconde d’hésitation.
Puis elle s’allonge, ouvre les jambes et me regarde comme si elle me donnait un ordre militaire.
— Baise-moi.
Elle est mouillée, vraiment. Quand j’entre, j’ai l’impression qu’elle m’aspire. Je pousse, je sors, je reviens, et très vite je trouve un rythme. Ses jambes se replient, elle les relève, et je la prends plus profond. Je regarde mon sexe aller et venir, obscène, et je me sens devenir complètement idiot.
Je caresse ses cuisses, je remonte sur son ventre, je prends ses seins dans mes mains, je les secoue un peu. Elle adore ça. Elle me le montre en se cambant et en jurant.
Je m’allonge sur elle, sans sortir de son corps. On s’embrasse, nos souffles se mélangent. Elle passe une main entre nous, attrape mes couilles, les pèse, les caresse.
Je sens le bord arriver.
— Suzanne… je vais jouir.
Elle sourit, les yeux brillants.
— Alors vas-y. Fous-moi ça partout.
Je donne quelques coups plus secs. Je tremble. Je sors au dernier moment, pas pour être “gentil”, mais parce qu’elle m’attrape et se met à me branler comme si elle voulait m’arracher le jus. Et là, je gicle. Fort. Des jets qui lui salissent la main, qui éclaboussent son ventre.
Je reste un instant debout, comme sonné.
Elle regarde la scène, tranquille, presque satisfaite. Puis elle étale, lentement, comme si c’était une crème. Elle en descend jusqu’à sa toison, en met sur sa chatte, sans la moindre pudeur.
— Maintenant, tu viens nettoyer, ordonne-t-elle.
Je ne fais pas le malin. Je m’agenouille entre ses cuisses, je plonge le visage, et je lèche. Je lèche sa peau, sa fente, ce mélange un peu salé, un peu chaud. Elle soupire et se plaint pour le plaisir.
— Oh… c’est pas bien, ça…
Je grogne, la bouche occupée.
— Non, c’est pas bien du tout.
Elle attrape mon bras.
— Remonte.
Je viens contre elle. Elle se cale dans mes bras, plus douce d’un coup. On s’embrasse, tranquille, comme un couple normal — ce qui rend ça presque plus dégueulasse encore.
Elle regarde l’horloge.
— On a du temps ?
— Ouais. Trois heures faciles.
Elle glisse un sourire.
— Parfait.
Elle me pousse doucement sur le dos et s’installe au-dessus de moi. Ma bite a molli un peu, logique, mais elle frotte sa chatte dessus avec une lenteur calculée, comme si elle savait exactement comment me relancer.
— Laisse faire, chéri. Je vais te remettre droit.
Et putain, elle sait. Ses mains, sa bouche, sa façon de bouger… ça revient. Le cachet aide, mais elle, c’est le reste. Je bande de nouveau, dur, prêt.
Elle se redresse, me regarde, et lâche ça comme si c’était la chose la plus normale du monde :
— Je te veux dans le cul.
Je pouffe, excité, déchaîné.
— À tes ordres, salope.
Elle se met à quatre pattes sur le lit, la croupe offerte, et elle tourne la tête vers moi avec un sourire d’impudique.
Je prends mon temps. Je la prépare avec les doigts, je la dilate doucement, je la sens se détendre, s’ouvrir. Elle pousse des petits soupirs impatients.
Je promène mon gland sur ses fesses, je le cale, je pousse.
Elle tressaille.
— Hnn… vas-y…
Je l’encule. Lent d’abord, puis plus fort. Mes cuisses claquent contre ses fesses, un bruit sec, répété. Elle se met à crier, à parler, à réclamer comme si elle jouait la comédie d’une pute… sauf que c’est trop vrai pour être une comédie.
— Ouais… plus fort… défonce-moi… putain !
Je lui réponds comme un chien.
— Vas-y, gueule… ça m’excite… encore…
Elle hurle, elle gémit, elle commande puis supplie, change de ton comme si elle voulait me faire perdre la tête. Je me penche sur son dos, je l’embrasse dans le cou, je lui attrape le ventre par devant pour la tenir.
Elle finit par s’allonger à plat ventre, et je continue sans sortir, enfoncé jusqu’à la garde. Je la martèle, je la sens trembler. Je glisse une main sous elle, je cherche son clito, je le trouve, je le frotte. Et là, ça part.
Son corps se tend d’un coup. Elle crie, un cri énorme, obscène, animal. Puis elle s’affaisse, molle, comme vidée.
Je donne encore quelques coups, l’esprit brouillé, et je finis par lâcher ce qu’il me reste. Pas grand-chose, juste quelques gouttes arrachées dans un dernier spasme.
On reste là, essoufflés, en sueur, collés.
Je regarde l’heure : il n’est même pas dix-sept heures. Ma femme ne rentre pas avant plusieurs heures.
Suzanne tourne la tête, sourit d’un air sale.
— On est dégueulasses, hein ?
— Ouais.
— Viens. Douche.
Je l’attrape par la main et je l’entraîne vers la salle de bain, déjà en train de penser à tout ce que ces trois heures vont encore nous permettre de faire.