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Hors-cadre, chapitre II

11 octobre 2026
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6 min de lecture
Elle poussa un petit cri alors que lui partit dans un râle profond et que son foutre giclait si loin qu’il manqua de peu de l’atteindre.

### Chapitre II — Le visiteur

La silhouette avançait lentement, semblait marcher sans les avoir remarqués. Il tenait quelque chose à la main et regardait autour de lui comme quelqu'un qui cherchait son chemin.

Marie sentit sa respiration se raccourcir, pendant quelques secondes elle ne bougea pas, puis se rendit compte de sa tenue. Juste ses talons et ses bas noirs, rien d’autre. Elle sentit la chaleur lui monter au visage et jeta un regard de détresse à son homme.

Il avait déjà repris son appareil.

— Tu fais quoi ? murmura-t-elle.
— Je regarde.
— Il peut nous voir.
— Peut-être.

Elle aurait voulu lui dire d’arrêter, mais ne le fit pas.
À travers le viseur, il observait la scène. Elle, debout au milieu du chemin, les talons dans l'herbe, ses habits abandonnés sur le chemin, l’homme qui approchait.
Ils entendirent une voix.

— Bonsoir.

Elle sursauta, entendit Steph lui rendre son bonsoir.
L'inconnu s'était arrêté à quelques mètres, son regard passa rapidement de l'un à l'autre, puis vers l'appareil photo.

— Je vous dérange ?
— Non, répondit-il calmement. On faisait quelques photos.

L'homme sourit.

— J'avais compris.

Un silence.

Il y avait quelque chose d'étrangement banal dans cette conversation. C'était justement ce qui la troublait. Un couple, un appareil photo, une fin de journée, rien d’autre.
Elle avait déjà été nue devant des inconnus quand ils allaient tous les deux au sauna libertin. Mais là c’était différent, elle était la seule dévêtue, offerte au regard de cet homme.
Elle ne savait pas si l’envie de disparaître était plus forte que le désir de laisser Steph gérer la situation. Elle avait confiance en lui, jamais il ne jouerait avec ses limites, ils en avaient parlé si souvent.
Devait-elle avoir honte?
Devait-elle se lever et se rhabiller?
Devait-elle s’en foutre et faire comme si tout ça était normal?

L'inconnu indiqua le chemin derrière lui.

— Vous savez si cette route rejoint le village ?

Son mari lui répondit.
L'homme les remercia et repartit lentement.

Elle attendit qu'il soit suffisamment loin avant de souffler :

— Je vais te détester.
— Pourquoi ?
— Parce que tu étais beaucoup trop calme.

Il sourit.

— Et toi beaucoup trop excitée.

Elle lui lança un regard faussement sévère.

— Tais-toi.

Il brandit son appareil. Ce simple geste la rendit folle, elle sentit son sexe s’emplir de désir.
Le fixant du regard, elle plia les genoux, écarta les cuisses, posa son doigt sur son clito et attendit en regardant le chemin.

Steph mit l’appareil devant son visage, le déclencheur retentit, il mitraillait.
Les poses s’enchaînaient, toutes plus impudiques les unes que les autres.
L’homme s’arrêta à vingt mètres, lentement se retourna, il regardait la scène sans bouger.
Marie ne le regardait pas mais elle savait, elle en jouait.

Fixant Steph dans les yeux, elle tourna son corps en direction du chemin, elle s’abandonnait au double regard de l’homme et de l’appareil.
Après quelques secondes sans bouger, il reprit la séance photo comme si de rien n’était, immortalisant cette femme qu’il aimait par-dessus tout, s’offrant au regard de l’autre.
Son cerveau était déconnecté, son corps avait pris les commandes dans une exhibition assumée.
Elle se pénétra d’un doigt en rejetant sa tête en arrière, ses lèvres s’écartaient.
L’homme fit quelques pas dans sa direction.
Il regardait Steph comme s’il attendait un assentiment de sa part.
Steph resta de marbre, se recula pour que les deux protagonistes soient dans le cadre et pour immortaliser la scène.
Elle savait qu’elle ne risquait rien.
Quand l’homme fut à quelques mètres, Steph lui fit un geste discret et il s’arrêta.

Marie se redressa, regarda le pantalon marron qu’elle pouvait presque toucher. Une bosse en déformait l’entre-jambes. Lentement une main redescendit entre ses cuisses, l’autre prit son téton entre deux doigts et le roulait comme une petite framboise.
L’homme défit lentement sa braguette et sortit sa queue, il bandait. Son gland violacé était humide.
Il se caressa en la fixant. Cette situation la bouleversa, elle était au bord de la jouissance, mais elle voulait attendre, faire durer ce moment.
Steph avait baissé l’appareil, il les regardait, il savait que sa femme voulait exploser en même temps que son partenaire de jeu.
Il ne la perdait pas du regard, guettant la délivrance, il connaissait par cœur les quelques secondes avant l’explosion, il voulait immortaliser ce moment magique.
La respiration de l’homme s’accéléra comme les mouvements sur sa bite. Dans un même mouvement la main de Marie s’activait dans un bruit humide.
Puis tout à coup, ils jouirent ensemble.
Elle poussa un petit cri alors que lui partit dans un râle profond et que son foutre giclait si loin qu’il manqua de peu de l’atteindre.
Le silence se fit d’un coup, plus personne ne bougeait.
Marie regarda son mari et s’affala dans l’herbe sur le dos en cachant son visage.
L’homme se reboutonna. Cherchant à deviner ses yeux, il se tourna vers Steph.

— Merci

Il envoya un baiser de la main à cette femme qui ne le regardait plus et tourna les talons rapidement et dévala le chemin.
Attendant quelques secondes, Steph s’approcha d’elle, s’agenouilla et lui caressa lentement et tendrement la joue. Ses mains cachant toujours son visage, elle lui demanda.

— Tu l’as eu cette photo?

Aucune gêne, aucune honte dans le ton de sa voix, elle était juste vidée comme à chaque fois qu’elle jouissait. Mais il comprit qu’elle avait aimé ce moment et qu’elle espérait qu’il ait pu le saisir.
Il y a quelques minutes, une idée avait traversé son esprit. Peut-être qu’elle lui en voudrait, peut-être qu’elle aurait voulu qu’il dise à l’homme de partir, qu’il lui dise à elle de s’arrêter.
Il lui murmura doucement dans l’oreille un « oui » qui la fit frissonner une dernière fois.

Peu de temps après, ils reprirent le chemin en silence, alors qu’elle s’était rhabillée.
Quelques secondes plus tard, elle glissa sa main dans la sienne.
Ce geste simple lui sembla plus intime que tout ce qu'ils avaient imaginé en arrivant.
Le jeu avait changé.
Jusqu'alors, ils avaient contrôlé le risque.
Ils choisissaient le lieu, l'heure, la lumière, les vêtements, la distance.
Tout cela leur avait échappé ou était-ce simplement un fantasme partagé qui s’était réalisé?
Alors qu’il réfléchissait à tout ça, d’une petite voix elle lui dit :

— la prochaine fois on choisira un endroit encore plus risqué.

Il sourit et n'eut pas besoin de répondre.
Tous les deux savaient déjà que leur prochaine séance serait différente.


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