Publier une histoire
VoyeurismeExhibitionnismeFellation

Hors-cadre, chapitre III

3,9
(11) votes
5 min de lecture
J’ai envie de toi, là, maintenant, envie de ta queue dans ma bouche.

### Chapitre III — La lumière baisse

Ils ne rentrèrent pas immédiatement.

Quelque chose les retenait encore dans ce lieu. Peut-être l’adrénaline, la sensation d'avoir franchi ensemble une limite. Il s’était passé une chose nouvelle qu’ils n’avaient encore jamais expérimenté dans leurs jeux libertins.

Elle aimait les femmes et s’en délectait. Leur libertinage était basé sur cette recherche, se retrouver dans les bras d’une autre femme sous ses yeux à lui.
Ils avaient rencontré des couples bien sûr, les femmes seules sont plutôt rares dans ce milieu mais Marie n’attendait qu’une chose, pouvoir lécher un sein, jouer avec un clitoris et doigter une chatte accueillante.
Steph adorait la regarder prendre du plaisir, son côté cérébral s’épanouissait totalement dans ce jeu candauliste.

Souvent il lui avait parlé de l’offrir à un homme, mais cela restait pour elle un fantasme agréable à évoquer avec lui dans leurs jeux conjugaux, sans plus.

Elle marchait à côté de lui, sa veste toujours ouverte sur ses épaules.
Elle avait froid, légèrement ou peut-être était-ce autre chose.
Elle sentait encore le regard de l'inconnu comme une trace invisible sur sa peau. Cela avait été si soudain et quelque part assez furtif, elle connaissait depuis longtemps cette sensation : le vertige qui naissait lorsqu'une situation familière devenait soudain incertaine.

Son mari marchait en silence.
Dans la vie, il était rarement celui qu'elle aurait imaginé dans ce rôle.
Ils partageaient les tâches, discutaient de tout, même des détails les plus insignifiants, il lui avait laissé une place de « deuxième mère » auprès de ses enfants.
Mais dans sa sexualité, tout changeait, il devenait différent.
Plus concentré, plus sûr de lui, plus têtu.
Fétichiste, il lui avait fait, avec le temps, une collection de bas nylons, d’escarpins et de lingerie, elle adorait ça.
Et surtout, il ne la regardait pas comme les autres hommes pouvaient la regarder. Il cherchait quelque chose de plus précis : l'instant où elle cessait de jouer pour devenir simplement elle-même, offerte au regard de celui qu'elle avait choisi.

C'était cela qui la troublait le plus, il la connaissait par cœur, c’est lui qui avait créé les conditions pour qu’elle assume ses fantasmes, ses envies et surtout qu’elle se permette de les assouvir.
Et elle savait qu'il savait exactement ce qu'elle ressentait.

Ils montèrent en voiture en silence.
Ils roulaient alors que la lumière du soleil couchant entrait par la fenêtre et colorait le henné acajou de ses cheveux détachés.
Il la regarda et lui sourit.
Tout à coup il ralentit.
Elle comprit avant même qu'il ne se gare.
Devant eux, un vieux lavoir rénové.

Elle sortit en laissant sa veste à l’intérieur, s’assit sur le muret, les yeux dans le vague.
Elle attendait, elle l’attendait.
Il prit quelques photos, sobres, érotiques.
Une séance tout à fait sage qui tranchait avec ce qui s’était passé à peine une demi-heure auparavant.
Elle entendait le déclencheur, régulier, presque hypnotique.
À chaque fois qu'il levait l'appareil, elle sentait son regard avant même de voir l'objectif.

Elle changeait à peine de position, un mouvement d’épaule, une main dans ses cheveux.
Elle avait pourtant l'impression que chacun de ces gestes était devenu encore plus intime qu'il ne l’avait jamais été. Ils avaient partagé « ça », ils avaient encore passé une étape dans leur sexualité, elle se sentait encore plus connectée que jamais.

Bientôt il ferait trop sombre pour continuer.
La route était déserte, toute crainte d’être surprise avait disparu, elle n’y pensait même pas.
Elle tourna la tête et rencontra son regard, il était différent. Elle comprit que la séance était terminée, plus de photographe en face d’elle, seulement son mari, son homme.
Elle sentit quelque chose se dénouer en elle.

Il s’approcha, l’entoura de ses bras.
La chaleur de son corps la fit sursauter, leur visage était maintenant très proche.
Elle entendait sa respiration.
Le baiser qu’ils échangèrent vint naturellement, lentement, sans urgence, comme si toute l’après-midi avait conduit à cet instant.
Elle recula son visage et lui glissa.

J’ai envie de toi, là, maintenant, envie de ta queue dans ma bouche.

Depuis quelques temps elle adorait être sur le dos et qu’il la baise au fond de sa gorge pendant qu’elle se caressait. Elle s’allongea sur le muret, la tête dans le vide.

Elle ferma les yeux et attendit, elle était consciente qu’elle guidait ce moment, c’était à lui d’obéir.
Elle entendit le zip, le pantalon qui se baissait et brusquement elle sentit son gland contre ses lèvres. Elle les ouvrit et accueillit son membre sur sa langue.
Il commença des va-et-vient qu’elle accompagnait de mouvements de succions.
Elle le sentait au comble de l’excitation et comprit très vite qu’il ne pourrait pas se retenir très longtemps. Sa main s’aventura sous sa robe, comme en urgence.
Allait-il l’attendre? Pourrait-il se retenir pour qu’ils prennent leurs plaisirs ensemble? Elle adorait cette communion dans la jouissance?
Ce fut sur cette dernière pensée qu’elle sentit son sexe se tendre et un liquide doux et chaud se répandre au fond de sa gorge.

Notez cette histoire

Note moyenne : 3.9 / 5. Votes : 11

Aucune note pour le moment. Soyez le premier à noter cette histoire !

Commentaires

Un avis, une impression ? Partagez votre lecture.

0 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les plus populaires

Histoires similaires