Se masturber avec un casque sur les oreilles, c’est une des décisions les plus risquées qu’un mec puisse prendre, et à dix-neuf ans j’étais un putain de casse-cou.
Même si on ne m’avait jamais surpris la main dans le slip, j’étais toujours parano à l’idée qu’un jour, maman me chope en plein acte. Ce n’est pas comme si elle aurait été surprise de me voir faire ça, mais elle aurait clairement été choquée de voir avec quoi je le faisais.
À cet âge-là, j’avais probablement emprunté sa lingerie pour me branler plus de trois cents fois. Au début, ça me donnait mauvaise conscience de réduire ma propre mère à un bout de tissu, mais chaque culotte que j’avais trempée de foutre me faisait me sentir un peu moins honteux. Je savais que c’était une invasion évidente de sa vie privée, mais la plupart du temps j’étais juste trop putain d’excité pour m’en soucier. Je me disais que tant qu’elle n’en savait rien et que ça ne lui faisait pas de mal, je pouvais continuer mes raids nocturnes dans son panier à linge.
Quand je me branlais, je ne faisais presque jamais attention à ce qui passait sur mon ordi. Le porno, c’était juste un bruit de fond pour mettre l’ambiance. Moi, je me concentrais sur des images mentales de maman dans la position compromettante qui m’excitait le plus : à genoux en train de me sucer la bite, à califourchon sur moi pour que je puisse jouer avec ses seins, ou penchée en avant, le cul bien en l’air, à me montrer sa grosse croupe qui se balançait d’avant en arrière.
Le diaporama d’images dégueulasses ne s’arrêtait pas tant que je n’avais pas joui, mais même après, avec les couilles bien vidées, le désir qui restait me donnait souvent envie d’enchaîner une autre fois avant que ma queue ne ramollisse.
Si ce n’était pas évident, je trouvais maman ridiculement sexy, et son charme était encore plus réel parce qu’elle n’avait pas l’air de se rendre compte de la beauté qu’elle avait. Après la mort de mon père quelques années plus tôt, elle était restée célibataire, à ce que je savais. Elle ne parlait jamais d’autres hommes. Au lieu de sortir, d’aller à des rendez-vous ou même à des trucs du coin où elle aurait pu rencontrer quelqu’un, elle avait consacré de plus en plus de temps à moi.
Je ne m’étais jamais plaint de cette affection en plus, mais c’était franchement curieux. Je n’étais plus un petit gosse à dorloter pour apaiser ma tristesse. Quelques années plus tard à peine, j’approchais de l’âge adulte, bien au-delà de l’âge où il était crédible que j’aie besoin qu’elle me borde tous les soirs… et pourtant elle le faisait quand même.
Chaque soir, elle s’asseyait au bord de mon lit et prenait le temps de discuter. Même si on n’avait pas eu l’occasion de beaucoup parler dans la journée, ce qui arrivait extrêmement rarement, j’avais quand même ce débrief du soir à attendre. Quand il m’arrivait un truc excitant, ma première pensée, c’était pour elle, et je commençais déjà à construire l’histoire que je lui raconterais forcément plus tard.
J’adorais sa voix toute sucrée qui me berçait jusqu’au sommeil, et souvent mes paupières devenaient lourdes au bout de quelques minutes. Ces visites du soir étaient vite devenues une routine, et à la longue, ça me semblait incomplet si une soirée n’était pas ponctuée par une de nos petites discussions.
Avec le temps, à force de s’ancrer dans mon quotidien, elle était devenue plus démonstrative aussi. Elle était devenue peu à peu plus tactile, en passant des câlins qui duraient plus longtemps au baiser sur la joue quand je partais en cours, un truc qu’elle n’avait jamais fait avant. À un moment, elle avait commencé à se blottir contre moi sur le canapé quand on regardait la télé le soir, et elle n’hésitait pas à ronronner, heureuse, quand je me mettais à lui caresser ses cheveux blond vénitien.
C’était un privilège d’être près d’elle. Sentir la chaleur de son corps et la douceur de sa peau contre la mienne quand nos bras se frôlaient, c’était électrisant. Ses contacts, même innocents, étaient plus excitants que tout ce que j’avais vécu avec n’importe quelle autre femme.
La plupart de mes séances de branlette sur maman se terminaient par une giclée de sperme lâchée dans une boule de coton froissé, mais un jour, ça a été interrompu sans cérémonie quand maman m’a appelé depuis la cuisine. « Mathieu ? »
Putain ! ai-je pensé. J’étais presque à la fin, en plus !
Quand je n’ai pas répondu tout de suite, elle a utilisé mon surnom. « Mon poussin ? T’es là-haut ? »
J’ai coincé ma bite dans l’élastique de mon short, en plein mouvement. « Ouais, maman ? »
« Tu peux descendre deux secondes ? » Sa voix avait baissé en fin de phrase, donc je savais qu’elle repartait déjà vers la cuisine sans attendre ma réponse.
J’ai levé les yeux au ciel en poussant un grognement appuyé que moi seul pouvais entendre. « Bien sûr », ai-je marmonné tout aussi doucement. « Pourquoi pas, hein ? J’étais à deux secondes de finir. »
Il n’y a rien de pire que de se faire couper son orgasme au bord du gouffre. Enfin, si, il y a plein de trucs pires, mais à ce moment-là j’étais assez frustré pour avoir envie de hurler : « Je suis occupé, bordel ! »
À la place, je suis descendu dans la cuisine avec des jambes en plomb, faisant craquer et gémir le parquet sous mes pas. « Qu’est-ce qu’il y a, maman ? J’étais juste, euh… » Je me suis interrompu dès que je l’ai vue.
Elle était penchée devant l’évier, en train de fouiller dans le placard pour trouver quelque chose, avec son gros cul en forme de cœur pointé vers moi.
« Tu étais juste quoi ? » a-t-elle demandé sans se retourner.
« J-j’étais, euh… »
Il restait encore pas mal de sang dans ma queue, et il y en avait encore plus en route grâce à ce spectacle provocant, ce qui en laissait beaucoup trop peu pour mon cerveau.
Même à l’autre bout de la cuisine, je pouvais voir le contour de sa culotte sous son pantalon de yoga, un relief discret formé par les bords plus épais qui s’enfonçaient dans la chair tendre de ses fesses. C’était putain de beau, mais ce n’était rien comparé à ce qu’on devinait entre ses cuisses potelées, là où le tissu élastique était tendu sur le mont de sa chatte. Le renflement de sa féminité dépassait légèrement entre ses fesses, formant une petite colline arrondie dans laquelle mes dents avaient envie de mordre.
J’ai hâte de mettre la main sur cette culotte ! ai-je pensé, excité. Là, je n’arrivais pas à détacher mes yeux d’elle.
Maman a gloussé, un petit rire enchanteur qui a résonné dans le placard. « Le chat t’a mangé la langue ? Tu ne dormais pas encore, quand même ? »
Mes yeux balayaient son cul. « Euh, non. »
Elle a jeté un coup d’œil par-dessus son épaule une fraction de seconde, si vite que je n’ai pas eu le temps de détourner les yeux, puis elle s’est remise face au placard.
J’ai cru que c’était bon, mais elle a aussitôt tourné la tête d’un coup pour me regarder à nouveau. Trop tard, j’ai détourné les yeux.
« Je me demandais… Enfin, j-je pensais… » Elle a marqué une pause de deux secondes. « Mince, j’ai oublié ce que je voulais dire. »
J’ai baissé les yeux vers le sol. « Ouais ! Non, enfin… C’est genre… c’est pas grave. Euh… ça va ? »
« Oui ! » a dit maman, pas du tout convaincante. Elle a tourné la tête, hésitante, vers le placard et a poussé deux ou trois bouteilles au hasard pour se faire de la place, puis ses épaules se sont affaissées et elle a baissé la tête. « Je peux te demander quelque chose, mon poussin ? »
J’ai avalé une boule dans ma gorge qui me rendait la voix difficile. « Q-quoi, maman ? »
Elle a inspiré profondément, puis m’a regardé par-dessus son épaule. « Ça va te paraître tellement bête, mais… tu étais en train de regarder mes fesses ? »
J’ai su tout de suite que mentir serait idiot, mais je n’avais pas non plus le cran de lui dire la vérité. Une petite partie de moi avait envie d’arracher le pansement et de lui dire pourquoi je fixais, mais je ne pouvais pas prendre le risque d’éveiller ses soupçons, de peur qu’elle ne surveille encore plus son panier à linge si elle savait à quel point j’étais un pervers.
J’ai serré les dents. « Je regardais ? Euh… je n’ai pas… je… »
Maman a soufflé un petit rire par le nez. « Je m’en doutais. »
J’ai froncé le nez, vaincu. « Je… Ouais… merde. Désolé, maman. C’est vraiment tordu, hein ? »
Étonnamment, elle n’avait pas l’air aussi dégoûtée que je l’aurais cru. Elle a plissé les yeux jusqu’à les réduire à des fentes et m’a fixé comme si elle regardait à travers moi, mais il y avait une expression d’intérêt franchement étrange sur son visage. « Ça dépend pourquoi tu faisais ça, j’imagine. »
« J-je ne l’ai pas fait exprès ! Je suis juste entré dans la cuisine et j’ai vu… ça ! »
Elle a levé un sourcil. « “Ça” ? » Sa voix trahissait une curiosité piquée.
« Tes, euh… tes fesses », ai-je avoué.
Maman a ri, plus sincèrement cette fois. « Je ne savais même pas que tu aimais “ça”. »
J’ai planté mes ongles dans ma paume moite. « J’aime pas ! Pas comme ça, je veux dire. »
Elle s’est retournée et s’est assise par terre, les jambes croisées, transformant sa question en véritable interrogatoire. « Et tu aimes comment, alors ? »
J’ai levé les mains devant moi, paumes ouvertes, comme un chien qui montre son ventre. « J’abandonne ! Je plaide le cinquième amendement ! »
Maman a penché la tête sur le côté. « Tu vas me demander un avocat après ? Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise, mon poussin. Je voulais juste… savoir si j’avais vu ce que je croyais avoir vu. »
J’ai pincé les lèvres. « Ben oui, tu as vu. »
Elle s’est relevée. « Tu as de la chance que ce soit moi qui t’aie surpris. Je suis trop gentille pour te passer un savon. »
« Oh, super », ai-je lâché, sarcastique. « Quelle chance ! »
J’ai croisé les bras sur ma poitrine en roulant des yeux de façon exagérée. Je faisais comme si je gérais, comme si je me fichais de la gêne, et j’ai donc calé mes mains sous mes biceps pour cacher mes doigts tremblants. Parler de sexe avec maman ne m’avait jamais mis mal à l’aise, donc ce n’était pas le sujet en lui-même. C’était l’adrénaline de me faire choper en train de mater.
Quelques mois après mes dix-huit ans, j’avais commencé à la supplier de me prêter un de ses soutifs pour m’entraîner à l’ouvrir. J’avais inventé un mensonge sur le fait que j’avais honte de mon inexpérience, mais mon vrai but, c’était de me couvrir le visage avec les gros bonnets en espérant qu’il reste un peu de son odeur sur le tissu.
Elle me l’avait donné juste pour que je la lâche. Celui qu’elle m’avait prêté était propre, il sentait la lessive, ce qui m’avait poussé ensuite à fouiller dans son panier à linge pour ce que je voulais vraiment, ce que je voulais encore.
Je pensais souvent à ce jour-là, mais pas seulement à cause du soutien-gorge. Quand j’y repensais, je revoyais aussi la petite tache de sperme avec laquelle je l’avais accidentellement sali. Je ne l’avais remarquée qu’en le lui rendant, et mon estomac s’était serré en pensant qu’elle pourrait comprendre pourquoi je l’avais emprunté. Je l’avais regardée l’examiner, et même si j’avais été certain qu’elle s’était arrêtée dessus en la voyant, elle n’en avait jamais dit un mot.
« Je te taquine, chéri », a-t-elle dit. « Les garçons de ton âge adorent regarder les trucs qui ont des formes, j’imagine. Je ne suis pas fâchée. »
Ma défense est retombée. « Tu ne l’es pas ? »
Elle s’est adossée au plan de travail en haussant les épaules. « Pas vraiment, non. Ça arrive, les erreurs. »
Le fait qu’elle appelle ça une erreur m’a fait grimacer, comme si mon corps rejetait physiquement ce mensonge. « Euh, ouais. »
Elle plissa de nouveau les yeux vers moi. « Mais ce ne serait pas la première fois que tu fais cette “erreur”, pas vrai ? »
Une voix dans ma tête hurlait : Elle sait ! Dis-lui tout ! Elle a l’air cool avec ça ! Peut-être qu’elle te donnera même la culotte qu’elle porte en récompense pour ton honnêteté !
C’était une pensée débile, bien sûr, mais en même temps, les parties de mon corps censées être capables de réfléchir n’étaient toujours pas assez irriguées. Appelez ça de la ruse animale : celle qui m’a empêché de tomber dans le piège que je sentais. « Je… je veux dire… Tu… tu te fous de moi, hein ? »
Maman posa une main sur sa bouche comme si elle retenait un hoquet, mais c’était du cinéma. « C’est si évident que ça ? Bien sûr que je me fous de toi… sauf si tu regardes vraiment mon cul sans que je m’en rende compte. »
« Non », j’ai lâché, sec.
Elle m’a détaillé de la tête aux pieds, et elle a eu l’air satisfaite de ce qu’elle voyait. « D’accord, alors, mon poussin. »
Intérieurement, j’ai poussé un soupir de soulagement : l’interrogatoire se calmait. « Tu m’as appelé pour me faire marcher, ou… »
Elle claqua des mains. « Ah oui ! Non, pardon. Je voulais te demander si tu pouvais toujours me conduire à mon rendez-vous avec le Dr Delphine, demain ? »
« Bien sûr », j’ai répondu trop vite. « C’est tout ? »
J’aurais dit n’importe quoi pour me barrer au plus vite, pas seulement pour fuir le malaise, mais aussi pour pouvoir retourner dans ma chambre finir de me branler.
Maman tapota le coin de sa bouche avec un doigt. « Hmmm. Il y avait autre chose, mais… Oh, je ne m’en souviens plus. Je viendrai te le dire si ça me revient. »
J’ai fait un geste vers le couloir. « Donc… »
Elle m’a chassé d’un mouvement des deux mains. « Tu peux déguerpir, maintenant. »
J’ai fait une demi-révérence sarcastique. « Avec plaisir. » Je le disais au figuré, mais au moment où je me suis retrouvé dans ma chambre, la main autour de ma queue, c’est devenu très littéral.
J’ai refermé ma porte à la hâte et remis mon casque, puis j’ai sorti la culotte de maman de sa cachette dans le tiroir de mon bureau.
L’image de son mont de Vénus bien bombé était encore fraîche dans ma tête, me donnant tout le carburant qu’il me fallait pour me ramener au bord de l’orgasme en quelques minutes.
Le cri strident de ma mère m’a fait sursauter sur ma chaise, la bite toujours dans la main.
« Putain ! » ai-je lâché en arrachant mon casque. « Frappe avant d’entrer, maman ! »
« J-j’ai frappé, mais… » dit-elle, les yeux énormes, rivés sur ma queue… et sur la culotte gris clair que j’avais enroulée autour. Elle parlait sans détourner le regard, même si son buste était à moitié tourné comme si tout le reste de son corps faisait de son mieux pour arracher ses yeux de là. « C’est… à m-moi ? » Sa voix s’est cassée sur le dernier mot.
Elle avait l’air plus surprise que furieuse. Il y avait, dans son ton, un truc qui donnait l’impression que la fin de sa phrase aurait pu être : « C’est à moi… entre toutes les personnes ? »
Je me suis retourné sur ma chaise pour ne pas avoir à regarder sa tête perdue. « S’il te plaît, pars, maman. »
Je l’ai entendue faire un pas hésitant vers ma chaise. « Pourquoi… tu t’en sers pour, euh… faire ça ? »
« Maman, sérieusement ! »
« Sérieusement », répéta-t-elle d’un ton ferme. « Réponds-moi, mon poussin. »
Je suis resté figé pendant quatre longues secondes. J’espérais que le silence gênant la pousserait à partir, mais elle est restée exactement là où elle était.
« Tu peux juste… me parler ? » demanda-t-elle, la voix creuse. « Je ne suis pas en colère, je te promets. Juste… Oh, mon chéri. Dis quelque chose, s’il te plaît ! Qu’est-ce qui se passe ? »
J’ai ramassé mon short en vitesse et je l’ai remonté sur ma taille, puis j’ai fourré ma bite emballée dans la culotte. Je détestais le fait que, contre toute attente, cette humiliation ne la rendait pas moins dure. Au contraire, chaque fois que la voix de maman me chatouillait les oreilles, mon érection obstinée donnait une pulsation bien nette, comme pour me dire qu’elle aimait, en fait, toute cette attention.
« C’est assez évident, je crois », ai-je dit platement, en me retenant de justesse de trembler.
Maman fit un autre pas prudent et s’assit sur mon matelas, faisant gémir les ressorts sous son poids. « Tu peux me regarder ? »
J’ai secoué la tête. « Je crois pas. »
Elle claqua la langue contre ses dents. « Bon… tu peux au moins essayer ? Je n’ai pas envie de parler à l’arrière de ta tête, mon poussin. »
J’ai roulé les épaules et j’ai pris mon temps, juste pour gagner quelques secondes avant de me tourner vers elle. Même là, je n’arrivais pas à la regarder dans les yeux plus d’une seconde sans sentir une autre pulsation puissante dans ma queue. J’ai baissé le regard sur le côté, mais je la voyais quand même du coin de l’œil.
« Salut », ai-je dit, gêné.
Elle m’a offert un sourire délicat, à des années-lumière du dégoût que je m’attendais à voir. « Salut, mon chéri », dit-elle avec douceur. « Tu peux juste me dire… pourquoi ? J’ai envie de comprendre. »
« Je sais pas », ai-je répondu. « J’imagine que je suis juste bizarre. »
Maman n’a pas relevé, refusant de donner de l’importance à ma flagellation. Elle tapota le matelas à côté d’elle. « Tu viens t’asseoir avec moi, mon poussin ? »
J’espérais qu’elle partirait vite, mais son invitation rendait évident qu’elle n’allait pas repartir sans réponses.
Je me suis assis à côté d’elle à contrecœur, sans dire un mot.
Elle s’est rapprochée sur le bord du matelas jusqu’à ce que nos genoux se touchent. « Je m’en fiche que ce soit bizarre, ou dégoûtant, ou juste… je sais pas quoi. Je ne suis pas fâchée, et je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit qui cloche chez toi non plus. »
« D’accord », ai-je dit d’une voix vide. « Tant mieux, j’imagine. »
Elle posa une main dans mon bas du dos et se mit à le frotter par longues caresses rassurantes. « Tu peux me dire quand tu as commencé à faire ça ? »
J’ai soufflé par le nez. « Il y a un moment. »
Elle tripota ses doigts. « Genre, une semaine ? »
« Plus. »
Elle inspira d’un coup, tremblante. « Un mois ? »
Je pincai les lèvres. « Plutôt un an, en fait. »
La tension lui durcit la mâchoire. « Alors j’avais raison. »
Je lui lançai un regard. « Tu avais raison ? »
« Oui. J’ai remarqué qu’elles disparaissaient depuis un moment, mais je croyais que je me faisais des idées. Mais tu ne m’as toujours pas dit pourquoi, par contre. Si tu aimes la sensation sur ton pénis… »
« Maman ! » ai-je gémi, crispé.
« Laisse-moi finir », coupa-t-elle sèchement. « Si tu aimes la sensation, tu pourrais en acheter, alors pourquoi tu as pris les miennes ? »
« Tu sais vraiment pas ? » demandai-je, méfiant.
« Non », répondit-elle, avec une voix assez petite pour passer dans le chas d’une aiguille.
« J’utilise les tiennes parce que ce sont les tiennes, maman », ai-je avoué, en forçant les mots à sortir malgré l’énorme boule dans ma gorge.
La chambre est devenue mortellement silencieuse pendant quelques secondes.
Maman se balança sur le lit, faisant de nouveau grincer les ressorts, mais cette fois, ce métal hurlant avait le même effet qu’un violon désaccordé. « Mais elles sont sales ! Et… et c’est à moi ! Ça ne te dérange pas ? »
J’ai baissé la tête. « Plus maintenant. Depuis que j’ai commencé… à le faire, enfin, à m’en servir… je n’ai pas réussi à arrêter. Au début, c’était juste un truc que je faisais. »
Elle prit une grande inspiration, les lèvres tremblantes. « Et maintenant ? »
Mes dents claquèrent nerveusement. « Maintenant… je ne prends même pas la peine de le faire si je n’en ai pas une paire. »
Les yeux de maman étaient immenses. « Je pensais que “besoin” était exagéré, mais… tu peux bander sans ? »
L’entendre parler aussi ouvertement de mon érection m’aurait fait grimacer quoi qu’il arrive, mais je n’étais pas au-dessus d’une petite exagération pour cacher la façon dont ma queue palpita à ses mots. « Je peux… plus ou moins. Mais quand je m’en sers, c’est comme… »
« Comme quoi ? » Je n’avais même pas marqué de pause, mais elle était si visiblement avide qu’elle m’interrompit quand même. Ses yeux scrutaient mon visage comme si la réponse était écrite dessus. « Qu’est-ce qui se passe quand tu t’en sers, mon poussin ? »
J’ai haussé les épaules, sans conviction. « C’est comme de la magie, maman. »
Elle fronça les sourcils comme si elle éprouvait de la peine pour moi, sans la moindre trace de déception. « Je suis vraiment désolée, mon poussin, pour… tu vois ? »
« C’est pas ta faute, maman, tu peux rien y faire. »
Un sourire malicieux s’étira sur son visage. « Peut-être que tu te trompes. »
Je levai un sourcil. « Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça ? »
Elle secoua fort la tête. « Une idée idiote. J’imagine que ça m’amuse, la façon dont mon cerveau tordu fonctionne, parfois. »
Je me redressai un peu. « Dis-moi ? »
Elle posa ses paumes à plat sur le matelas. « Comme je te l’ai dit, c’est fou, mais pendant une seconde j’ai pensé, genre… » Elle s’interrompit pour glousser à l’idée de ce truc complètement dingue. « Je sais que c’est idiot, mais pendant une seconde, je me suis dit que je pourrais te faire du bien. »
« Comment ? »
Elle inclina la tête sur le côté. « Tu n’as pas le droit de te moquer. Je sais que c’est fou, mais… je me suis dit que tu te sentirais un peu mieux si je t’en donnais une paire, celles que je porte là, par exemple. »
Mon cœur n’a pas seulement raté un battement, il s’est carrément arrêté pendant deux secondes entières. Je n’arrivais pas à croire que j’avais bien entendu. « Q-quoi ? »
Elle fit un geste pour balayer ça. « Je t’ai dit que c’était fou. »
« Tu es sérieuse, maman ? »
Ses yeux s’écarquillèrent une fraction de seconde. « Toi, tu l’es ? Tu… Tu en voudrais vraiment ? Je les porte depuis ce matin, mon poussin ! »
Je me suis léché les lèvres. « C’est un peu tout le principe. »
La gêne empourpra ses joues. « Oh. Tu veux qu’elles sentent comme… »
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